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État des lieux du marché immobilier : quand le malheur des acheteurs fait le bonheur des propriétaires


Vendredi 6 Septembre 2019 - écrit par Ariitaimai Amary


Depuis quelques années, les personnes cherchant à accéder à la propriété se retrouvent confrontées à un problème de taille. Concurrence entre acheteurs, prix exorbitants, nombre restreint des offres disponibles… les futurs acquéreurs déchantent souvent. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Doit-on s'attendre à une tendance haussière définitive ? Comment devenir propriétaire dans ce contexte ?



Crédit photo : Ariitaimai Amary
Crédit photo : Ariitaimai Amary
Il est venu le jour où vous vous décidez à sauter le pas : vous commencez à chercher votre "chez vous". Que ce soit un appartement, une maison ou une propriété, allant du simple studio aux structures multi-"plex", le futur acheteur fait face au même dilemme. En effet, depuis quelques années, on assiste à une augmentation significative des prix, à tel point que plusieurs personnes désirant acheter un bien immobilier se retrouvent finalement à revoir leurs exigences à la baisse et à se jeter sur une offre moins satisfaisante au regard de leur projet initial. Acheteurs désespérés, vendeurs tout-puissants. Voici les deux principes qui semblent régir le marché de l'immobilier actuel.

Acquérir son premier bien immobilier propre est une grande étape de la vie. Que vous fassiez ce choix seul(e) ou à plusieurs, il amorce un changement radical dans votre quotidien. Finies les locations où vous payiez un loyer pour ne plus jamais revoir cet argent. Finie la vie dans le cocon familial, ou en colocation. Il est temps d'investir votre argent pour votre acquisition propre. Cependant, il semble décourageant de se lancer dans une telle entreprise, compte tenu du contexte actuel. Bien que les prêts immobiliers soient accessibles à une plus grande part de la population, on fait face à un marché sclérosé. Comment ce phénomène s'est-il mis en place ? Dans quel lieu géographique est-il le plus probant ? Est-ce un feu de paille, ou sommes-nous face à une situation qui durera dans le temps ? Enfin, quelles sont les solutions, ou les alternatives, à une telle conjoncture ?

Ballottés d'agence en agence et errant sur tous les sites Internet et autres pages Facebook, les futurs acquéreurs font face à des choix parfois difficiles. Si c'est le coup de cœur, ils veulent bien aligner plus que prévu par leur budget. Si c'est suffisant, ils acceptent d'acheter un bien plus éloigné de leurs attentes pour y effectuer des travaux. Si c'est trop pressé, ils se laissent parfois aller, et se jettent sur le premier bien venu, rassurés d'avoir un toit. Mais à quel prix ?

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En 2020, on fait et on refait l’histoire !

En 2020, on fait et on refait l’histoire !
Qui dit nouvelle année, dit généralement nouvelles résolutions, c’est pourquoi nous avons le plaisir de vous annoncer, chers lecteurs et abonnés de Tahiti Pacifique, le lancement de la rubrique “Pages d’Histoire”, un nouveau rendez-vous mensuel dans votre magazine, en alternance avec “L’encrier de Tahiti”, une fenêtre littéraire qui sera ouverte dès le mois de février par Daniel Margueron, ancien enseignant en lettres et écrivain spécialisé en littérature francophone en Polynésie. “Pages d’Histoire” sera réalisée par Jean-Marc Regnault, agrégé et docteur en histoire, mais aussi chercheur associé au laboratoire “Gouvernance et développement insulaire” de l’Université de la Polynésie française. Après avoir publié une centaine d’articles et une vingtaine d’ouvrages consacrés à l’Océanie, il rédigera dans nos colonnes des sujets sur les figures emblématiques et les périodes phares qui ont fait l’Histoire du fenua après 1940. Cette série historique démarre avec un coup de projecteur sur le Conseil privé du gouverneur, qui était en réalité une aberration démocratique. D’autres articles suivront : "Les crises politiques de l’année 1952 (quand Tahiti riait, l’Assemblée représentative faisait grise mine)" ; "La signature de Gaston Flosse au nom de la France du Traité de Rarotonga sur la dénucléarisation du Pacifique Sud" ; "La décision de la France de construire l’aéroport de Faa’a (pour préparer le CEP ?)" ;
"La censure de JPK en 1988", etc. Autant de thèmes contemporains et sensibles, qui alimentent encore aujourd’hui la polémique et seront passés à la loupe de notre expert pour mieux comprendre l’actualité et l’appréhender.

Et puisque l’on parle de faire et refaire l’Histoire, 2020 sera une année riche en événements, pour ne pas dire atomique ! “Jamais, le sujet de la politique de dissuasion nucléaire, et des systèmes d’armes qui sont mises en œuvres dans ce cadre, ne sera autant présent dans l’actualité nationale, internationale et dans les enceintes internationales, notamment en raison d’anniversaires”, estime ainsi Jean-Marie Collin, le porte-parole et expert de la branche française d’ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) et chercheur associé auprès du think tank belge le GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité). En effet, le 13 février 2020, la France “célébrera” le 60e anniversaire de son premier essai nucléaire ; du 27 avril au 22 mai, la 10e conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire verra, sans grand suspense, une absence de consensus sur comment parvenir à mettre en œuvre l’article 6 (désarmement) de ce traité entraînant sa probable (malheureusement) perte de crédibilité ; les 6 et
9 août, Hiroshima et Nagasaki vont commémorer le 75e anniversaire de leur destruction par des armes nucléaires. En outre, l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des armes nucléaires est enfin envisagée en 2020.

Par ailleurs, sans nul doute, le discours de mi-mandat d’Emmanuel Macron sur la dissuasion nucléaire, avec semble-t-il une tonalité très européenne, sera un moment-clé de l’évolution de la politique de la France. Localement, le Tavini Huiraatira, par la voix de Moetai Brotherson, n’a pas hésité à interpeller le président Macron sur la dépollution du site de Moruroa, dont le souhait exprimé dans un récent courrier est resté sans réponse. “Je lui porterai cette fois la lettre en main propre. Et lorsqu’il viendra chercher ses tiki et ses tīfaifai, ce serait bien qu’il en profite pour repartir avec ses deux avions remplis des déchets radioactifs”, a ironisé le député, à l’occasion d’une conférence de presse dénonçant la présence de tonnes de plutonium “dans le ventre de notre mère nourricière” après trente ans d’essais nucléaires. Oscar Temaru, le leader du parti indépendantiste, a ainsi fait un parallèle entre les fumées toxiques qui survolent notre région, suite aux incendies en Australie, avec les 46 tirs atmosphériques menés à Moruroa et Fangataufa, qui sont, selon lui, “la preuve concrète que la puissance des vents a pu transporter très loin les nuages radioactifs”. La visite express de M. Macron en Polynésie du 16 au 18 avril devrait donner le “la” à la musique qui va se jouer dans les années à venir. Bien sûr, les municipales en mars prochain pourraient apporter, elles aussi, leur lot de rebondissements et écrire de nouvelles pages de petites histoires qui font la grande.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt