Menu

Evrard chaussoy "savoure la vie et ses bienfaits"


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste est de retour à la galerie Au Chevalet avec une nouvelle exposition à découvrir du 17 au 24 février. La grande nouveauté est qu'Evrard Chaussoy utilise désormais la peinture à l'acrylique pour réaliser ses oeuvres, ce qui les rend encore plus attractives.



L'année dernière, Evrard Chaussoy faisait son grand retour après plus de dix années d'absence et présentait une exposition intitulée "Fa’aiho", ce qui signifie en tahitien "faire renaître une coutume". Après une longue pause artistique suite à plusieurs tragédies (son père Joseph a eu de gros ennuis de santé et son frère Gilbert est décédé le 21 juillet 2015), il avait alors ravivé la flamme. Travaillant au fusain et à la pierre noire, il surprenait son public en introduisant de la couleur par la peinture, "un clin d’oeil" à sa famille. Cette fois, il dévoilera une trentaine de toiles à l’acrylique, une grande nouveauté chez l'artiste qui n'utilisait auparavant que du fusain ou de la pierre noire afin de se "différencier" de son père et son frère. Il confie : "Je n’ai pas fixé de thème pour cette exposition, mais toutes les oeuvres représentent une scène de vie traditionnelle. Je n’ai pas non plus voulu véhiculer un message particulier, simplement procurer au public le plus de plaisir possible...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 374 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 25 Janvier 2019 - 13:15 Fifo 2019 : venez écouter les voix de l’Océanie


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier