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Evrard chaussoy "savoure la vie et ses bienfaits"


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste est de retour à la galerie Au Chevalet avec une nouvelle exposition à découvrir du 17 au 24 février. La grande nouveauté est qu'Evrard Chaussoy utilise désormais la peinture à l'acrylique pour réaliser ses oeuvres, ce qui les rend encore plus attractives.



L'année dernière, Evrard Chaussoy faisait son grand retour après plus de dix années d'absence et présentait une exposition intitulée "Fa’aiho", ce qui signifie en tahitien "faire renaître une coutume". Après une longue pause artistique suite à plusieurs tragédies (son père Joseph a eu de gros ennuis de santé et son frère Gilbert est décédé le 21 juillet 2015), il avait alors ravivé la flamme. Travaillant au fusain et à la pierre noire, il surprenait son public en introduisant de la couleur par la peinture, "un clin d’oeil" à sa famille. Cette fois, il dévoilera une trentaine de toiles à l’acrylique, une grande nouveauté chez l'artiste qui n'utilisait auparavant que du fusain ou de la pierre noire afin de se "différencier" de son père et son frère. Il confie : "Je n’ai pas fixé de thème pour cette exposition, mais toutes les oeuvres représentent une scène de vie traditionnelle. Je n’ai pas non plus voulu véhiculer un message particulier, simplement procurer au public le plus de plaisir possible...

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier