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Evrard chaussoy "savoure la vie et ses bienfaits"


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste est de retour à la galerie Au Chevalet avec une nouvelle exposition à découvrir du 17 au 24 février. La grande nouveauté est qu'Evrard Chaussoy utilise désormais la peinture à l'acrylique pour réaliser ses oeuvres, ce qui les rend encore plus attractives.



L'année dernière, Evrard Chaussoy faisait son grand retour après plus de dix années d'absence et présentait une exposition intitulée "Fa’aiho", ce qui signifie en tahitien "faire renaître une coutume". Après une longue pause artistique suite à plusieurs tragédies (son père Joseph a eu de gros ennuis de santé et son frère Gilbert est décédé le 21 juillet 2015), il avait alors ravivé la flamme. Travaillant au fusain et à la pierre noire, il surprenait son public en introduisant de la couleur par la peinture, "un clin d’oeil" à sa famille. Cette fois, il dévoilera une trentaine de toiles à l’acrylique, une grande nouveauté chez l'artiste qui n'utilisait auparavant que du fusain ou de la pierre noire afin de se "différencier" de son père et son frère. Il confie : "Je n’ai pas fixé de thème pour cette exposition, mais toutes les oeuvres représentent une scène de vie traditionnelle. Je n’ai pas non plus voulu véhiculer un message particulier, simplement procurer au public le plus de plaisir possible...

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier