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Exposition “Oceania” à la Royal Academy of Arts, une superbe vitrine polynésienne à Londres


Vendredi 30 Novembre 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Une vingtaine de pièces polynésiennes d’exception sont présentées en Angleterre, à la Royal Academy of Arts, depuis fin septembre. L’exposition “Oceania” se tiendra à Londres jusqu’au 10 décembre, puis se déplacera à Paris, en mars 2019, au Musée du quai Branly-Jacques Chirac.



La délégation Polynésienne. Crédit photo : DR
La délégation Polynésienne. Crédit photo : DR
À l’occasion des 250 ans du premier voyage de James Cook dans le Pacifique, l’exposition “Oceania” célèbre l’art éblouissant et diversifié de la région. L’événement a été organisé par la Royal Academy of Arts de Londres et le Musée du quai Branly - Jacques Chirac, avec la participation du Musée d’archéologie et d’anthropologie de Cambridge. L’Académie royale poursuit ainsi sa tradition d’accueillir des expositions exceptionnelles explorant les cultures du monde, parmi lesquelles “Afrique : l’art du continent” (1995), “Aztèques” (2002), “Turcs : un périple de mille ans” (2005), “Chine : les trois empereurs, 1662-1795” (2005), “Byzance, 330-1453” (2008) et “Bronze” (2012).
Nous sommes en 1768 et la Grande-Bretagne est en proie au siècle des Lumières. Alors qu’un groupe d’artistes accepte de fonder l’Académie royale, le Capitaine Cook s’embarque pour un voyage de découverte afin de suivre le transit de Vénus et rechercher la terra australis incognita - le continent austral inconnu, comme l’appelaient les Européens. À son arrivée, Cook et son équipage rencontrent un grand nombre de civilisations insulaires couvrant près du tiers de la surface de la planète : de Tahiti, en Polynésie, aux archipels dispersés et aux îles de Mélanésie et de Micronésie. Les populations autochtones qu’ils ont rencontrées ont leur propre histoire de commerce entre îles, de navigation maritime et de traditions sociales et artistiques...

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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier