Menu

Exposition au Musée de Tahiti et des îles : et dansent les costumes !


Vendredi 5 Octobre 2018 - écrit par Dominique Schmitt


La troisième édition de l'exposition "Danse des costumes" dévoile 87 pièces uniques, datant des années 1920/1930 à nos jours et primées au Heiva i Tahiti ou léguées par des collectionneurs. Jusqu'au 13 janvier 2019, embarquez pour un splendide voyage culturel dans le temps au Musée de Tahiti et des îles.



Crédit photo : Dominique Schmitt
Crédit photo : Dominique Schmitt
Ne manquez pas la magnifique collection de "grands costumes" exposée au Musée de Tahiti et des îles depuis le 26 juin dernier. Vous y (re)découvrirez 87 pièces d'exception, la plus ancienne datant des années 1920/1930 et la plus récente de 2018, qui ont fait la gloire du 'ori tahiti. Ces tenues polynésiennes ont été récompensées au concours de chants et danses traditionnels du Heiva i Tahiti depuis 1993, mais également données par des collectionneurs ou même des artistes. Cette exposition permet ainsi au public de se replonger dans l’ambiance des Heiva passés, en admirant de près le travail extraordinaire des artisans du fenua. Cette collection est un témoignage précieux de leur savoir-faire local qui contribue, avec les chorégraphes et les chefs de troupe, à la lisibilité du spectacle. En effet, les costumes sont là pour servir le thème de chaque troupe, par les matériaux employés, les couleurs et les textures, et ils permettent également de mettre en valeur les mouvements des danseurs.

Tahiti Pacifique-fins d'articles
Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 391 en cliquant ICI


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Opposition constructive

Le dictionnaire des synonymes vient de s’enrichir d’une nouvelle formule ! Le retournement de veste politique peut désormais être remplacé par de l’opposition constructive.
L’on doit cette nouveauté linguistique à Angelo Frebault, élu en mai dernier lors des élections territoriales sur la liste Tahoera’a, dont il fut exclu en septembre pour ne pas avoir suivi les consignes du parti lors du vote de la réforme des retraites, et qui vient de rejoindre les rangs du Tapura.
L’ancien secrétaire général de la CSTP-FO ne sera donc pas resté bien longtemps seul sur les bancs de l’assemblée puisqu’il a rejoint le parti au pouvoir. La question finalement n’est pas de savoir qui a approché l’autre, mais pourquoi le Tapura, avec sa très forte majorité, a recueilli celui que Gaston Flosse n’avait pas hésité à qualifier de "pomme pourrie" au moment de son éviction du Tahoera’a.
Le gouvernement a les mains libres pour faire passer tous ses textes à l’assemblée avec ses 39 voix, une 40e ne lui est donc pas d’une grande utilité. En seconde lecture, on peut croire qu’Édouard Fritch a fait sienne la devise du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola : "Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis."
En effet, les difficultés rencontrées par le gouvernement actuel en début d’année lors des annonces concernant la réforme du régime des retraites peuvent lui faire craindre d’autres mouvements d’ampleur de la rue à l’occasion des réformes à venir sur la Protection Sociale Généralisée, ou encore de la réforme du code du travail. Avoir en son sein l’un de ses anciens plus farouches opposants comme il l’a déjà fait avec un certain Pierre Frebault, ancien ministre de l’Économie d’Oscar Temaru, aujourd’hui directeur de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass) – chargée de piloter la politique de la santé et de la protection sociale en Polynésie – est un atout, doit-on penser. Reste à mesurer le réseau d’influence d’Angelo Frebault, renié par une grande partie du monde syndical lors de sa présence sur les listes électorales orange.
Le revers de la médaille est le risque d’apporter un peu plus de discrédit à notre classe politique, dont la cote de popularité est déjà très basse. Et les récentes gardes à vue qu’ont connues Oscar Temaru et Gaston Flosse, pour des raisons très différentes certes, ne viennent pas en redorer l’image.
Le Tapura a pris un risque, persuadé que le résultat des dernières élections le légitime en tout. En métropole, on voit comment le pouvoir s’use vite, des instituts de sondage prenne régulièrement la température ; on peut regretter qu’ici il n’y a pas de sonnette d’alarme.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier