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Fare Vāna'a : "La langue tahitienne se porte bien"


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Maoake Orbeck


"Sauvegarder et enrichir la langue tahitienne", telle est la mission de l'Académie tahitienne depuis sa création. Après des débuts difficiles et parfois victime de sarcasmes ou de tentatives de récupération politique, l'institution a su grandir pour devenir incontournable et surtout remplir sa mission. En adéquation avec son temps, l'académie a su prendre le virage du numérique pour se mettre au service des Polynésiens et de tous les amoureux du reo tahiti. Une langue qu'elle estime se porter de mieux en mieux.



Le gouvernement suit de près les travaux de l'académie. crédit photo : Présidence
Le gouvernement suit de près les travaux de l'académie. crédit photo : Présidence
Officiellement créée il y a 45 ans (le 2 août 1972), l'Académie tahitienne n'a commencé son existence que deux années plus tard, en 1974, à l'occasion d'une séance inaugurale en présence du gouverneur Daniel Videau. Deux années passées dans l'attente d'un arrêté gubernatorial car, à l'époque, le gouverneur avait la main mise sur tous les textes. Ensuite, il a fallu créer une commission de désignation des premiers académiciens au nombre de 20, un nombre qui n'a pas changé depuis. Il a été fait appel à des érudits de l'époque choisis au sein des principales Églises (protestants, adventistes et catholiques). Après leur installation, leur premier travail a été de rédiger le règlement intérieur. Aux premiers temps de l'académie, on pensait aussi qu'il fallait que toutes les différentes langues polynésiennes soient défendues, comme le marquisien ou le paumotu. C'est la raison pour laquelle...

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier