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"Faux patentés" : halte à la concurrence déloyale


Vendredi 25 Août 2017 - écrit par Vaitiare Chanfour


Les "faux patentés" constituent sans aucun doute une pathologie du marché de l’emploi. Ils concernent les employés à qui le patron demande de souscrire une patente pour éviter de payer les charges salariales classiques. La Chambre territoriale des comptes (CTC), dans un rapport du 9 mars 2017, interpelle le gouvernement pour dénoncer "ces montages irréguliers" et le manque à gagner pour la CPS. Un projet de loi du ministère du Travail vise à renforcer la répression de ces pratiques. Doit-on brimer un emploi déjà difficile et insuffisant ?



crédit photo : Tahiti Infos
crédit photo : Tahiti Infos
Sur la question, les syndicats semblent survoltés. Parmi eux, Christophe Plée, président par intérim de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), syndicat créé en 1984 et représentant près de 90 % de nos entreprises en Polynésie : "Les entreprises qui cherchent à bien faire et qui respectent le code du travail sont pénalisées quand leurs concurrentes, peu scrupuleuses, ont recours à cette pratique des faux patentés. Elles arrivent à réduire leurs charges salariales de 30 à 40 % de façon frauduleuse, et ces gains vont être répercutés sur leurs prix de revient. Elles pourront alors pratiquer des tarifs moins élevés pour les consommateurs, c’est de la concurrence déloyale ! Rapidement, les entreprises saines risquent de mettre la clé sous la porte. Nous attendons des pouvoirs publics la plus grande fermeté." Pourtant, dans un contexte de récession économique persistant, on peut se demander s’il est normal de brimer l’emploi et...

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier