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Football : la Nouvelle-Calédonie défiera la France au Mondial U17


Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Quand le sport rejoint l'histoire. Certains en rêvaient, c'est devenu réalité cette nuit à Bombay, en Inde, où se déroulait vendredi dernier le tirage au sort des groupes de la prochaine Coupe du monde des moins de 17 ans, qui se déroulera du 6 au 28 octobre.
Placée dans le groupe E, pour sa première participation à la phase finale d'une coupe de monde de football, la Nouvelle-Calédonie rencontrera successivement le Honduras, le Japon et... la France, qualifiée de dernière minute. "Un tirage tout simplement énorme, le fait de rencontrer ces grands pays, c’est une histoire qui va au-delà du sport, mais quelle fierté", a déclaré Dominique Wacalie sélectionneur actuel des jeunes Cagous.
Petit Poucet de la compétition, "les « amateurs » de Nouvelle-Calédonie pourraient bien devenir « le conte de fées » du tournoi", a même titré le journal en ligne indien Firstpost. Il leur faudra terminer premier, deuxième ou parmi les quatre meilleurs troisièmes des six groupes (tous composés de quatre équipes) pour accéder aux huitièmes de finale. Ce sera la première fois qu'une sélection calédonienne participe à une Coupe du monde de football.
Les 25 joueurs qui partiront défendre les couleurs du pays ont bien l'intention de jouer leur chance à fond. Et un autre Calédonien foulera également les pelouses indiennes puisque l'arbitre Bertrand Brial officiera lors de Coupe du monde.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier