Menu
Grandes plumes

La certitude de l’incertain 15/05/2020 | Simone Grand

Si jamais vous aviez des certitudes, elles ne peuvent qu’être ébranlées en ces temps de vérités fluctuantes et étrangement contradictoires, parfois. Après une adolescence en quête d’une absolue...
Depuis un demi-siècle, depuis Mai-1968 (?), les expressions "j’ai droit à" et "j’ai le droit de" ont supplanté tout autre critère de définition de notre identité et de notre place dans la société. Au...

Gare aux prophètes de malheur 09/04/2020 | Simone Grand

À lire sur les réseaux dits sociaux, les propos de sombres imbéciles en mal de célébrité et d’adeptes moutonniers aptes à muter en loups enragés, l’on se dit que le temps est particulièrement propice...

L’amour de la délation 20/03/2020 | Riccardo Pineri

Depuis quelque temps, on peut lire à l’arrière des transports en commun, sur des camionnettes de livraison : "Si je conduis mal, appelez…", suit le numéro d’un organisme officiel des transports et le...

Quelle est la bonne attitude ? 20/03/2020 | Simone Grand

Il y a des situations où, quoi que l’on fasse, dise et décide, eh bien c’est nul. Pour l’heure, concernant le coronavirus, nos gouvernants assurent, ici et en Métropole. Les jours et nuits d’après...
Étrange, comme nos actes contredisent nos propos sans que personne ne s’en offusque plus que ça. Même les classiques défenseurs de l’environnement se lancent à corps perdu dans des combats obsolètes...
La vie m’a appris que, quelles que soient la couleur de la peau et les origines, les qualités et tares humaines sont les mêmes. La différence ne réside souvent que dans la manière de s’exprimer et...

Nouvel An et porte-bonheur 06/02/2020 | Simone Grand

En Métropole, il m’est arrivé, en hiver, de participer à la récolte de bouquets de gui dans la campagne pour en suspendre au plafond d’un salon ou au-dessus d’une porte ou d’un porche d’entrée, selon...
1 2 3 4 5 » ... 17





La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT