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Grandes plumes
Qu’en pensez-vous, Monsieur le Président de la République ? Dans notre article précédent ("En attendant Emmanuel Macron… Quand la « vraie France » était Outre-mer", n° 417, 4-17 octobre 2019), nous...

Raisonnements hors sol 17/10/2019 | Simone Grand

Il semble qu’une fois de plus, ce dont on se prévaut le plus est justement ce que l’on n’est pas. Ainsi, Molière a superbement décrit Tartuffe, père de la vertu affiché, mais en réalité vicieux...

Quand la "vraie France" était outre-mer 03/10/2019 | Jean-Marc Regnault

En 1956, un député africain proclama à l’Assemblée nationale : "L’Afrique c’est la chance de la France, comme la France est la chance de l’Afrique." De part et d’autre, il semble bien que cela ait...

Jacques a dit, Jacques a fait 03/10/2019 | Simone Grand

Jacques Chirac n’est plus. Il a tant marqué son passage dans nos vies qu’il emporte avec lui, un peu de chacun de nous. Et c’est à qui racontera ce qu’il a dit ou n’a pas dit, ce qu’il a fait et n’a...
J'aurais aimé qu’elle fut fausse, cette info. J’aurais aimé que ce fut un fake, comme on dit désormais pour dénoncer la triche, le faux, l’imposture, le toc… J’aurais voulu que le braquage relaté par...
Aïe, aïe, aïe ! Quand la Caisse de prévoyance sociale affiche un trou béant, ça fait mal d’entendre cela. Ouille, ouille, ouille ! Entendre dire par nos gouvernants que le bœuf en boîte est le summum...
À intervalles réguliers, dans une démarche relevant de l’obsession maladive, les leaders du parti indépendantiste et leurs acolytes non élus, quand ils n’organisent pas le blocage de la circulation...

La nature de l’art 08/08/2019 | Riccardo Pineri

Le mercredi, la ville est traversée par des groupes disparates d’élèves qui trimballent des haut-parleurs assourdissants. Sur les terrasses de café, les conversations amicales s’interrompent,...
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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT