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Grandes plumes
Si de savoir comment nommer les êtres, les phénomènes et les choses est aussi rassurant que d’éclairer la nuit noire que notre imagination peuple souvent de monstres terrifiants, notre époque nous...
Les veilles de fêtes de fin d’année, il est en général peu recommandé de circuler en voiture et de faire ses courses. Pourtant, j’ai dû le faire. Mais au lieu de m’agacer, m’énerver et d’avoir à...
Il y a des fois où mes contemporains d’ici et d’ailleurs me plongent dans la plus grande perplexité. Au point de me demander si, sous de fallacieux prétextes pseudo-psycho, idéologico-progressistes...

Délire mégalo sur socle d’amnésie 13/12/2019 | Simone Grand

Ainsi sommes-nous, semble-t-il. Mais que sommes-nous donc ? À nous entendre, à nous lire, l’on pourrait penser que nous soyons un brin défaitistes, un brin mégalos, un brin incohérents, un brin...

Aveuglement 29/11/2019 | Simone Grand

Nos comportements ne cessent de m’interpeller tant est puissante l’incitation au déni, à l’oubli du passé que l’on reconstruit sans se soumettre à l’élémentaire effort inhérent à toute culture, qu’il...

Coincés sur l’atoll Terre 15/11/2019 | Simone Grand

Sans doute d’être à un âge où l’on ne convoite plus grand-chose favorise-t-il une certaine distanciation par rapport à ce qui agite notre monde. Certes, il ne suffit pas d’atteindre cet âge qualifié...

En attendant Emmanuel Macron… (suite) 31/10/2019 | Jean-Marc Regnault

L’Université se mobilise Rassurez-vous, services de police, la mobilisation sera purement et simplement intellectuelle, mais de grande ampleur ! En effet, les 5, 6 et 7 novembre, un colloque...
En apprenant l’état déplorable des lagons occasionné par les activités d’aquaculture nacrière et perlicole, j’avoue n’avoir pas tout de suite compris le comment d’une telle catastrophe écologique...
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La mémoire des essais nucléaires au risque d’Alzheimer…

Après la publication de notre dossier consacré à une arnaque au tapa “made in Thailand” envahissant le marché polynésien (lire TPM n° 445 du 18 décembre 2020), qui a suscité l’indignation dans le monde de la culture, le soutien du Pays affiché aux artisans quelques jours plus tard devant les médias étonne pour ne pas dire détone… En effet, le gouvernement a laissé filer un trafic de “faux tapa” qui inonde depuis une vingtaine d’années les curios, les musées et même aujourd’hui certains hôtels de luxe, mais il n’hésite pas à s’afficher fièrement en grand défenseur des artisans pour une opération lancée dans les magasins Carrefour et Champion pour les fêtes de fin d’année. Cherchez l’erreur…

Autre actualité qui nous fait dresser les poils, au rayon des archives militaires cette fois : l’historien Jean-Marc Regnault nous alerte sur la récente complexification de l’accès des documents dont la communication porte atteinte au secret de la défense nationale. Alors que la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives, inscrite dans le code du patrimoine, prévoyait un délai de cinquante ans pour autoriser leur consultation, une révision des dispositions en 2011 a précisé que tout document portant un marquage “Secret Défense”, dit “classifié au titre du secret de la défense nationale”, devait être déclassifié par l’autorité compétente avant communication… Eh bien figurez-vous que la situation s’est aggravée depuis 2020 en raison d’une interprétation de plus en plus restrictive de cette instruction interministérielle, qui a entraîné le blocage de nombreux fonds aux Archives nationales, aux Archives du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris, comme aux archives de la Défense. En clair, cela signifie que des documents qui étaient librement communicables et communiqués, des documents qui avaient été publiés dans de nombreux livres d’Histoire, sont désormais… inaccessibles ! C’est l’objet de notre dossier de Une pour ce premier numéro de l’année (lire pages 14 à 16). Pourquoi l’État poursuit-il sa politique de l’autruche et fait tout pour cacher la vérité historique ? Y aurait-il tant de secrets inavoués et inavouables ? La reconnaissance du fait nucléaire serait-elle un perpétuel combat ? D’ailleurs, y aura-t-il jamais un Centre de mémoire des essais en Polynésie ? La question est posée.

Enfin, parce que nous aimons aussi vous faire vous évader, retrouvez notre portrait haut en couleur de Titouan Lamazou (lire pages 18 à 25). Artiste talentueux et navigateur insatiable, celui qui a été piqué au tiare il y a plus de quarante ans déjà a décidé de poser l’encre et les pinceaux au fenua. Découvrez un homme d’exception, qui confie avoir une “empathie sociale congénitale”, mais également un peintre de génie, qui a eu à cœur de créer une gamme de produits dérivés de ses œuvres privilégiant une coopération locale avec l’ambition d’une production 100% “made in Tahiti. Un bel exemple d’énergie positive, dont nous devrions nous inspirer. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique vous souhaite, chers lecteurs, une excellente année et vous adresse ses meilleurs vœux pour 2021.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT