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Grandes plumes

Projet de société 09/03/2018 | Simone Grand

Les élections territoriales, pardon, "de Pays" approchent. Il paraît que nos politiciens ayant compris le mot "territoire" comme relevant de l’animalité, ils exigèrent de se voir attribuer le vocable...
LE MEXIQUE "Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s’il découpait un étendard dans le parquet de l’univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c’est...
Le débat en tahitien traitant de la violence intrafamiliale sur Polynésie 1ère le 29 janvier m’interpella à plus d’un titre. Tout d’abord et surtout au niveau de la langue. Comme il est étrange que...
Pour le Larousse, l’imposture est une tromperie par allégations mensongères, fausses apparences, usurpation de titre, qualité, identité ou en présentant une oeuvre pour ce qu’elle n’est pas. Selon...
“Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable les mensonges, respectables, les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.” George Orwell Fake news, terme...
Observons-nous ici et ailleurs et constatons que le grand thème à la mode est celui de la revendication identitaire. Il est décliné à toutes les sauces avec en général la plus parfaite mauvaise foi...

Meilleurs vœux de bonne santé 12/01/2018 | Simone Grand

C'est la saison des vœux où nous nous souhaitons le meilleur de la vie et surtout la santé. Car sans la santé, même un super riche est misérable. Dans la théorie polynésienne, la maladie est une...
La traduction est une médiation entre deux mondes de pensée et révèle les intentions conscientes ou non du traducteur chargé de jeter un pont entre deux univers conceptuels. Quelle est l'intention du...
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Opposition constructive

Le dictionnaire des synonymes vient de s’enrichir d’une nouvelle formule ! Le retournement de veste politique peut désormais être remplacé par de l’opposition constructive.
L’on doit cette nouveauté linguistique à Angelo Frebault, élu en mai dernier lors des élections territoriales sur la liste Tahoera’a, dont il fut exclu en septembre pour ne pas avoir suivi les consignes du parti lors du vote de la réforme des retraites, et qui vient de rejoindre les rangs du Tapura.
L’ancien secrétaire général de la CSTP-FO ne sera donc pas resté bien longtemps seul sur les bancs de l’assemblée puisqu’il a rejoint le parti au pouvoir. La question finalement n’est pas de savoir qui a approché l’autre, mais pourquoi le Tapura, avec sa très forte majorité, a recueilli celui que Gaston Flosse n’avait pas hésité à qualifier de "pomme pourrie" au moment de son éviction du Tahoera’a.
Le gouvernement a les mains libres pour faire passer tous ses textes à l’assemblée avec ses 39 voix, une 40e ne lui est donc pas d’une grande utilité. En seconde lecture, on peut croire qu’Édouard Fritch a fait sienne la devise du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola : "Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis."
En effet, les difficultés rencontrées par le gouvernement actuel en début d’année lors des annonces concernant la réforme du régime des retraites peuvent lui faire craindre d’autres mouvements d’ampleur de la rue à l’occasion des réformes à venir sur la Protection Sociale Généralisée, ou encore de la réforme du code du travail. Avoir en son sein l’un de ses anciens plus farouches opposants comme il l’a déjà fait avec un certain Pierre Frebault, ancien ministre de l’Économie d’Oscar Temaru, aujourd’hui directeur de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass) – chargée de piloter la politique de la santé et de la protection sociale en Polynésie – est un atout, doit-on penser. Reste à mesurer le réseau d’influence d’Angelo Frebault, renié par une grande partie du monde syndical lors de sa présence sur les listes électorales orange.
Le revers de la médaille est le risque d’apporter un peu plus de discrédit à notre classe politique, dont la cote de popularité est déjà très basse. Et les récentes gardes à vue qu’ont connues Oscar Temaru et Gaston Flosse, pour des raisons très différentes certes, ne viennent pas en redorer l’image.
Le Tapura a pris un risque, persuadé que le résultat des dernières élections le légitime en tout. En métropole, on voit comment le pouvoir s’use vite, des instituts de sondage prenne régulièrement la température ; on peut regretter qu’ici il n’y a pas de sonnette d’alarme.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier