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Grandes plumes

Pour éloigner le désastre… 11/01/2019 | Simone Grand

À force de croire dur comme fer qu’il est au sommet de la Création, l’Homme a fini par se comporter en faisant fi des signaux des astres. Ce qui pourrait bien finir par nous conduire tous au...

Les respirations festives 28/12/2018 | Simone Grand

Un survol rapide de l’histoire des sociétés permet de penser que nombre d’entre elles avaient instauré des festivités collectives annuelles, voire pluriannuelles. En ces occasions, en particulier...

Le droit local à la dérive  28/12/2018 | Claude Girard

Depuis 1958, les réformes successives du statut ont constamment élargi les compétences de l’assemblée de la Polynésie française ; mais la dernière, en 2004, a été non plus une avancée mais une...

Te tau re’are’a = "Le temps jaune" 14/12/2018 | Simone Grand

Te tau = le temps, la période ; re’are’a en tahitien ou rekareka en pa’umotu = jeunesse, volupté, extase, insouciance. (Re’are’a c’est aussi la couleur jaune). Te taure’are’a est cette période de la...
Les seuls "amortisseurs" sociaux suffiront-ils à éviter l’explosion sociale ? Si la pauvreté recule globalement dans le monde, les inégalités, par contre, continuent à augmenter. En effet, 57  % du...
L’élection présidentielle inattendue de Donald J. Trump, en novembre 2016, a pris de court le monde entier, surtout ses nombreux détracteurs des médias et du monde politique qui l’avaient maintes...

Le missionnaire et le cachalot 30/11/2018 | Simone Grand

Deux faits concomitants, mais non forcément liés entre eux… encore que… font ce qu’aujourd’hui on appelle le buzz. Commençons par ce jeune missionnaire nord-américain qui, tout récemment, s’en fut...
Il y a une quinzaine d’années, Octave Togna, une personnalité kanak, alors directeur du Centre Jean-Marie Tjibaou, était interrogé par un historien : - "Pourquoi l’Union calédonienne a-t-elle...
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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT