Menu

Hell Ton John sculpte son style


Vendredi 25 Août 2017 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste de la nouvelle vague expose à la galerie Winkler



crédit photo : Dominique Schmitt
crédit photo : Dominique Schmitt
Le plasticien illumine le paysage artistique local depuis bientôt dix ans grâce à ses créations multicolores contemporaines qui rendent hommage à la culture polynésienne. Pour sa nouvelle exposition à la galerie Winkler, du 31 août au 12 septembre, Hell Ton John, dit HTJ, présentera des planches de surf sculptées et peintes qui ont fait sa réputation, mais aussi d'autres œuvres, comme une série d'assemblages de crânes d'animaux des Marquises…

Né à Montpellier en 1984, John Poileux, alias Hell Ton John, pose le pied à Tahiti pour la première fois quand il a seulement 2 ans et demi. Son père, vendeur de cassettes vidéo VHS, déplace la famille pour s'installer au fenua afin de fournir les clubs locaux (ce qu'il fera pendant vingt ans), tandis que sa mère tient un magasin de prêt-à-porter. Dans son cursus scolaire, HTJ passe par le collège de Tipaerui, puis le lycée Paul Gauguin. Mais alors qu'il est en classe de seconde, il est viré du bahut. "J'étais davantage intéressé par le surf et les filles que les études !", lâche le jeune homme, avec un large sourire. HTJ fait alors partie des premiers graffeurs tahitiens, qui apparaissent à la fin des années 1990. Il décide de se réorienter et s'inscrit en 2000 au lycée Saint-Joseph de Outumaoro pour suivre pendant deux ans un Certificat d'aptitude professionnelle (CAP) en bijouterie. "J'ai toujours aimé l'art, je dessinais sur mes feuilles pendant les cours. J'ai finalement opté pour un CAP, car l'approche au Centre des métiers d'art (CMA) n'était malheureusement pas la même à l'époque qu'aujourd'hui", confie l'artiste.
À l'issue de sa formation, il cherche une école de design et d'arts plastiques et s'envole en 2002 pour Paris grâce au passeport mobilité. "J'ai donc fait une prépa d'art pendant deux ans, puis passé trois autres années avant de valider mes études supérieures en design graphique et communication visuelle", précise HTJ. Piqué au tiare, le jeune homme rentre à Tahiti chaque année...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 362 en cliquant ICI

Hell Ton John sculpte son style



Infos pratiques

Du 31 août au 12 septembre
Vernissage jeudi 31 août, à partir de 18 heures
Galerie Winkler
17, rue Jeanne-d'Arc, Papeete
Ouvert du lundi au vendredi,
de 9 heures à 12h30 et de 13h30 à 17 heures
Le samedi de 8h30 à midi
Contact : 40 42 81 77


Dans la même rubrique
< >

Samedi 13 Janvier 2018 - 00:32 "Un autre bataillon (venu) du pacifique"


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier