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Îles flottantes, virtualité ou réalité ?


Samedi 24 Février 2018 - écrit par Luc Ollivier


La Polynésie française accueillera-t-elle un jour les îles flottantes qui font tant parler d’elles ? Depuis la signature du Memorandum of understading (MOU) en janvier 2017, pas moins de 800 articles de la presse locale, métropolitaine ou étrangère y ont été consacrés et pourtant on ne sait finalement que très peu de choses sur la concrétisation du projet. Ce manque de communication ciblée a laissé place aux réseaux sociaux qui s’emballent depuis quelques jours. On peut y voir, entendre et lire un peu tout et n’importe quoi pour le plus grand bonheur des "îlot-sceptiques".



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
C’est une déclaration du porte-parole du gouvernement Jean-Christophe Bouissou à la sortie du conseil des ministres du 31 janvier qui est venue mettre le feu aux poudres. Cette déclaration faisait suite à l’attaque frontale de Valentina Cross, membre de l’opposition au sein du conseil municipal où pourrait être implantée une de ces îles, puis par une vidéo sur la toile, véritable cri du cœur d’un opposant au projet, vue plusieurs dizaines de milliers de fois...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier