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Insolite : le kava, breuvage âcre antistress en plein boom à New York


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Les peuples du Pacifique Sud en consomment depuis des millénaires. Aujourd'hui, le kava gagne les jeunes New-yorkais stressés, parfois prêts à renier l'alcool pour cette boisson aux effets anxiolytiques qui les aide à affronter embouteillages, surmenage et... Donald Trump. Une racine réduite en poudre, mélangée à de l'eau puis filtrée : le kava et son goût d'eau boueuse peut faire régurgiter, surtout s'il n'est pas combiné à un jus de fruit ou un autre complément. Il n'empêche, ses effets relaxants et euphorisants sont de plus en plus demandés dans une ville bruyante et stressante comme New York. Si boire du kava tient de traditions ancestrales aux îles Fidji ou en Polynésie, en Occident c'est de plus en plus perçu comme une alternative saine à l'alcool, par des jeunes qui veulent faire la fête sans se réveiller le lendemain avec la gueule de bois. "C'est vraiment relaxant. Ce n'est pas comme de l'alcool ou de la drogue", dit Sabrina Cheng, une jeune artiste de Brooklyn devenue adepte du Brooklyn Kava. "Je supporte mal l'alcool de toutes façons. Avec le kava, on peut passer toute la journée ici, lire un livre, travailler sur son laptop, discuter."

Source : Agence France-Presse

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier