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Insolite : le kava, breuvage âcre antistress en plein boom à New York


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Les peuples du Pacifique Sud en consomment depuis des millénaires. Aujourd'hui, le kava gagne les jeunes New-yorkais stressés, parfois prêts à renier l'alcool pour cette boisson aux effets anxiolytiques qui les aide à affronter embouteillages, surmenage et... Donald Trump. Une racine réduite en poudre, mélangée à de l'eau puis filtrée : le kava et son goût d'eau boueuse peut faire régurgiter, surtout s'il n'est pas combiné à un jus de fruit ou un autre complément. Il n'empêche, ses effets relaxants et euphorisants sont de plus en plus demandés dans une ville bruyante et stressante comme New York. Si boire du kava tient de traditions ancestrales aux îles Fidji ou en Polynésie, en Occident c'est de plus en plus perçu comme une alternative saine à l'alcool, par des jeunes qui veulent faire la fête sans se réveiller le lendemain avec la gueule de bois. "C'est vraiment relaxant. Ce n'est pas comme de l'alcool ou de la drogue", dit Sabrina Cheng, une jeune artiste de Brooklyn devenue adepte du Brooklyn Kava. "Je supporte mal l'alcool de toutes façons. Avec le kava, on peut passer toute la journée ici, lire un livre, travailler sur son laptop, discuter."

Source : Agence France-Presse

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LE POLITICO-REALITY SHOW

Comment survivre à l’ombre des grands partis politiques que sont encore le Tapura Huiraatira, le Tahoeraa Huiraatira et le Tavini Huiraatira, alors que se profilent les élections dites territoriales qui servent à élire les représentants à l’assemblée de la Polynésie française.
 Ces élections démocratiques ne laissent effectivement que peu de chances aux petits partis d’arriver à passer le cap du premier tour. Ne leur reste souvent qu’à “monnayer” leurs voix si ces dernières sont en mesure d’apporter la victoire à l’un des trois grands.
L’actuel président de l’assemblée, Marcel Tuihani, démissionnaire du Tahoeraa, a décidé de tenter l’aventure seul, créant en fin d’année dernière son propre parti Te Ora Api O Porinetia. Anciennement UPLD, Tauhiti Nena et Jacky Bryant ont décidé de juxtaposer leurs programmes pour renforcer leurs chances ; tentant même de faire croire au soutien du parti métropolitain La République en Marche
et profiter du tsumani qui a régénéré le paysage politique français. Un tsumani qui ici en raison de l’éloignement géo- graphique, mais surtout des enjeux poli- tiques différents, ne devrait produire que quelques vaguelettes.
Heimana Garbet, le référent d’alors de La République en Marche, attaqué de toutes parts, Marcel Tuihani ayant essayé aussi de lui piquer sa place, a décidé de sortir de son immobilisme en s’associant à l’une des plus improbables alliances politiques que l’on ait vues au Fenua. Un casting de rêve mené par Bruno Sandras, Teiva Manutahi, Clarenntz Vernaudon et Nata- cha Helme. Au premier passage devant le jury à Vaitupa, la sentence fut sans appel : direction la sortie. La quatrième voie était donc sans issue ! Le règlement de compte, les révélations n’ont pas tardé à émerger . Après l’opération survie de Koh Lanta, place à Secret Story.
Voilà à quoi nous en sommes réduits, comparer les élections parmi les plus importantes pour l’avenir de ce pays à des
émissions de téléréalité. Un petit jeu que l’on pourrait dupliquer à bien d’autres pays à commencer par la France. Rap- pelez-vous des primaires de la droite... Mais les comparaisons ne s’arrêtent pas là, puisque le Tavini, plutôt discret jusqu’à présent dans ses prises de parole et ses critiques face au pouvoir en place, a fait le buzz en proposant un casting pour trouver les meilleurs candidats. Une innovation sortie de l’imagination fertile du néo-député Moetai Brotherson qui, s’inspirant lui aussi du président Macron, veut rénover l’offre électorale. Comme dans The Voice ou La Nouvelle Star, les candidats de tous horizons passeront devant un jury qui a fixé son cahier des charges dont l’air est déjà connu. Issus de grands ou petits partis, la Polynésie n’attend qu’une chose, qu’on lui présente d’incroyables talents.
 Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier