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Insolite : le kava, breuvage âcre antistress en plein boom à New York


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Crédit photo : Dave Lonsdale CC
Les peuples du Pacifique Sud en consomment depuis des millénaires. Aujourd'hui, le kava gagne les jeunes New-yorkais stressés, parfois prêts à renier l'alcool pour cette boisson aux effets anxiolytiques qui les aide à affronter embouteillages, surmenage et... Donald Trump. Une racine réduite en poudre, mélangée à de l'eau puis filtrée : le kava et son goût d'eau boueuse peut faire régurgiter, surtout s'il n'est pas combiné à un jus de fruit ou un autre complément. Il n'empêche, ses effets relaxants et euphorisants sont de plus en plus demandés dans une ville bruyante et stressante comme New York. Si boire du kava tient de traditions ancestrales aux îles Fidji ou en Polynésie, en Occident c'est de plus en plus perçu comme une alternative saine à l'alcool, par des jeunes qui veulent faire la fête sans se réveiller le lendemain avec la gueule de bois. "C'est vraiment relaxant. Ce n'est pas comme de l'alcool ou de la drogue", dit Sabrina Cheng, une jeune artiste de Brooklyn devenue adepte du Brooklyn Kava. "Je supporte mal l'alcool de toutes façons. Avec le kava, on peut passer toute la journée ici, lire un livre, travailler sur son laptop, discuter."

Source : Agence France-Presse

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier