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JO-2032 : Brisbane rêve de succéder à Sydney


Vendredi 17 Mai 2019 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : DR
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La campagne pour les Jeux olympiques d’été 2032 n’a pas officiellement commencé. Mais à Brisbane, qui rêve de succéder à Sydney, hôte des JO-2000, elle est déjà lancée et passionne les décideurs du monde sportif réunis de dimanche à vendredi. Après Paris en 2024 et Los Angeles en 2028, les JO d’été 2032 devraient logiquement prendre la direction de l’Asie-Pacifique. Et si l’heureuse élue ne sera connue qu’en 2025, plusieurs villes sont déjà dans les starting-blocks.
À ce jour, Jakarta, qui a organisé les derniers Jeux asiatiques, a formellement fait acte de candidature. Et le CIO a officiellement encouragé en février une candidature commune des deux Corée, qui s’inscrit dans un processus de rapprochement amorcé lors des JO d’hiver à Pyongchang où Corée du Nord et du Sud avaient défilé sous un drapeau commun.
Bombay (Inde) s’est également déclarée intéressée tout comme Brisbane, capitale du Queensland, État qui a accueilli avec succès en 2018 les Jeux du Commonwealth à Gold Coast.
Le président du CIO Thomas Bach s’est rendu à Sydney, à l’invitation du Comité olympique australien. Il y a estimé que l’étude de faisabilité commandée par Brisbane reflétait parfaitement les exigences du CIO, notamment concernant l’utilisation d’installations existantes.
À part un grand stade, "il n’y aurait besoin de construire aucune infrastructure spécifiquement pour les Jeux", a souligné M. Bach, même si la région devra sensiblement améliorer ses moyens de transport.
"Cela conduirait à une candidature plutôt forte, mais avant cela, les Australiens comme les habitants du Queensland doivent dire «Oui nous voulons les Jeux ! »", a-t-il ajouté, scandant également une nouvelle fois qu’il ne voulait "pas trop de perdants", ce qui laisse entendre que certaines villes pourraient être dissuadées de poursuivre leur campagne.
Source : Agence France-Presse


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Comme un parfum de Macron…

Comme un parfum de Macron…
La décision du Conseil d’État, le 27 janvier dernier, de ne pas appliquer l’amendement à la loi Morin pour les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires déposées avant 2019 a surpris la Polynésie entière… mais agréablement pour une fois ! Cette institution publique, qui est chargée de conseiller le Gouvernement central et se veut la plus haute des juridictions de l’ordre administratif, met donc finalement à mal “l’amendement Tetuanui”, créé le 30 décembre 2018, qui réintégrait dans la loi, après la suppression de la notion de “risque négligeable”, un seuil minimal d’exposition aux rayonnements ionisants pour accéder aux indemnisations (une dose annuelle de 1 millisievert). Conséquence immédiate : deux victimes, dont les dossiers avaient pourtant été rejetés par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), ont pu obtenir gain de cause. Ces décisions font ainsi jurisprudence pour 62 autres cas ayant reçu un avis défavorable parmi les 138 demandes d’indemnisation en attente.

Même le président du Pays n’a pas caché son grand étonnement. Sans chercher à “faire le travail du Civen”, Édouard Fritch a considéré, au micro de Radio 1, qu’il va manquer au comité “un critère qui permette de dire oui ou non”. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a déclaré pour sa part, lors de sa courte visite au fenua : “Chacun prend acte de cette décision”, en ajoutant que ce sera au Civen d’en “examiner les conséquences”, en l’absence d’une estimation précise de l’impact financier sur l’État. Sans surprise cette fois, Auguste Uebe-Carlson, fondateur et président de l’association 193, a, lui, réagi positivement à cette grande annonce dans les colonnes de Tahiti Infos : “C’est vraiment un encouragement (…) pour toutes les familles à se manifester pour que cet amendement [“Tetuanui”] soit supprimé ou suspendu en attendant des études sérieuses de la part de l’État à propos de la réalité des maladies qui touchent notre pays.” Selon lui, “le nombre de dossiers a considérablement baissé” depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, qui “a découragé beaucoup de familles polynésiennes à entamer une demande d’indemnisation”. Le père Auguste n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer : “Nous rappellerons au président Macron ces décisions du Conseil d’État.

En effet, malgré deux reports en 2019, le président de la République française nous fera enfin l’honneur d’un séjour en Polynésie du 16 au 18 avril 2020, des dates dont nous vous avions donné la primeur dans l’édition du 13 décembre dernier (lire TPM n° 422). On peut tout de même s’interroger sur cette décision tonitruante du Conseil d’État en faveur des Polynésiens. D’autant qu’elle s’est suivie, quelques jours après, du passage tout sourire de Mme Girardin sur nos terres, offrant par la même occasion un joli coup de pouce pour les municipales au Tapura Huiraatira, parti local majoritaire rallié à la liste La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron… Juste avant la ministre des Outre-mer, c’était Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer de l’Élysée, qui se déplaçait à Tahiti pour préparer le voyage du chef de l’État. Alors, hasard du calendrier ou pas, le terrain semble parfaitement déblayé pour l’arrivée du Président ! Si beaucoup redoutent qu’on leur vende encore des salades, ce qui est sûr, c’est que victimes ou non des essais, bien des hommes et des femmes l’attendent de pied ferme et qu’au menu, ils lui proposeront, eux, des échanges et des débats de vive voix autour du sujet explosif du nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt