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L'Odyssée des radeaux Tahiti-Nui II & III : Jean Pellissier raconte sa fabuleuse aventure


Vendredi 20 Avril 2018 - écrit par Dominique Schmitt


En 1957, Éric de Bisschop et son équipage faisaient naufrage au large du Chili après une traversée de 250 jours destinée à démontrer le parcours des grands voyages océaniques des Polynésiens. Pour confirmer cette théorie, il repartit avec un nouveau radeau en 1958, mais rien ne se passa comme prévu… C'est cette fabuleuse aventure que raconte Jean Pellissier dans cet ouvrage haletant.



Amoureux des océans depuis toujours, Éric de Bisschop voulut démontrer que les Polynésiens, grands marins devant l'Éternel et devant l'Histoire, avaient été capables de traverser le Pacifique d'Est en Ouest, puis de revenir à leur point de départ. Pour étayer son postulat, il construit un premier radeau en bambou, le Tahiti Nui I, qui partit de Tahiti vers le Chili en 1957. L'embarcation coula lors d'une terrible tempête au large des côtes chiliennes, après des mois d'une navigation éprouvante. Tous les hommes furent sauvés par un remorqueur de la Marine de Santiago...

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier