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L'UPF, une porte qui s'ouvre sur le patrimoine polynésien et les civilisations océaniennes


Samedi 10 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Les projets culturels se multiplient ces dernières années. Depuis sa création en 1987, l'Université de la Polynésie française a pour vocation de former au fenua les jeunes adultes de demain. Dans cette dynamique, la Bibliothèque universitaire du campus d'Outumaoro, ouverte à tous, s'ouvre de plus en plus au patrimoine local et aux civilisations océaniennes. En quelques années, de nombreux projets culturels ont fleuri.



À l'image de son emblème, une pirogue traditionnelle, voilà plus de quarante ans que l'Université de la Polynésie française (UPF) embarque les étudiants de Polynésie pour les faire voguer sur les flots océaniens. L'UPF a été créée par décret du 29 mai 1987 : elle était alors composée de deux centres universitaires, l’un à Nouméa, l’autre à Papeete. Autonome depuis 1999, cet établissement public d'enseignement supérieur et de recherche propose à plus de 3 819 étudiants et stagiaires (chiffres 2016-2017) une offre de formation diversifiée pluridisciplinaire et assure des missions de recherche pour le développement scientifique, technologique et culturel de la Polynésie française. Elle accueille en son sein trois départements de formation (droit, économie et gestion, DEG, lettres, langues et sciences humaines, LLSH, ainsi que sciences, technologies et santé, STS), un service de formation continue, une école supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) et enfin un Institut Confucius...

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La stabilité avant tout

Le 6 mai dernier, avec plus de 66 000 voix, le Tapura Hui- raatira du président Édouard Fritch raflait la mise des
sièges à pourvoir au sein de l’assemblée où les Rouges représentent désormais 66,66 % de l’hémicycle. Il n’en faudrait pas plus pour que tout superstitieux ne se rue dans le premier magasin de jeu à gratter pour tenter d’y gagner le pac- tole avec un numéro fétiche, le 6 par exemple.
Édouard Fritch ne doit pourtant pas à la chance d’avoir obtenu un succès attendu après les résultats du premier tour, fort de l’adhésion de près d’un vote exprimé sur deux par des Polynésiens qui n’ont pas cédé au chant des sirènes de l’abstentionnisme, même si ce dernier est encore en progression. Placé au pouvoir par Gaston Flosse en 2015, celui qui n’est plus considéré
depuis lors comme le gendre idéal par ce même Gaston Flosse a su fédérer autour de sa personne avant de fédérer autour d’un programme. Rien de bien révolutionnaire, des projets à taille humaine qui accompagnent le développement touristique, comme partout ailleurs dans le monde (+7 %) et économique, essentiellement basé à Hao, sans oublier quelques réformes structurelles notamment celle de la retraite, dans un premier temps, puis inévitablement de toute la Protection sociale généralisée. Une gestion de bon père de famille, pourrait-on dire, misant sur une stabilité politique retrouvée qui s’accompagne de l’indice de confiance. Pourra-t-elle résister à une instabilité portée par une partie de l’opposition politique ? Rien n’est moins sûr. Et la tâche du prochain gouvernement à venir pour- rait bien être, après l’élection du président de l’assemblée prévue hier et du président du Pays programmée pour aujourd’hui, d’éteindre des incendies comme ceux que le Tahoera’a a reconnu avoir allumés lors des dernières années (voir article de Jean-Marc Regnault en page 10).
Le ton risque d’être vite donné avec l’urgence des premières réformes qui avaient fait descendre les syndicats dans la rue. Un Tavini qui stagne et un Tahoera’a qui joue sa survie et tentera de continuer d’exister jusqu’aux muni- cipales de 2020 auront du mal à faire entendre leurs voix dans l’hémicycle face aux 38 sièges rouges à l’assemblée sur 57 possibles. Il reste à espérer que les débats s’y cantonnent.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier