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L’accès à la culture, une fenêtre sur l’extérieur


Vendredi 20 Novembre 2020 - écrit par Ariitaimai Amary


La prison est un univers où tout se joue à huis clos, la communication avec l’extérieur étant restreinte. En revanche, dans l’optique où certains des résidents de ce milieu sont amenés à franchir un jour les murs de l’édifice carcéral, comment entretenir un lien avec le monde du dehors ? Pour préparer leur réinsertion, mais aussi et surtout pour briser un tant soit peu les murs qui les enferment, la culture vient à eux, espoir fugace illuminant les visages
qui plient sous le poids de l’isolement.



La prison reste un problème marginalisé dans l’opinion publique. Quand on aborde ce sujet, on dit souvent qu’il en faut plus pour enfermer plus de personnes, mais est-ce réellement ce dont la société a besoin ? Après des coups de sang, par faute d’attention ou à raison, ils sont nombreux à avoir foulé le sol froid de la prison. Ces personnes mises “à l’ombre” pour un temps déterminé ne sont cependant pas toutes destinées à y finir leurs jours, et en vue de leur réintégration dans la société, des équipes s’attellent pour rendre le fossé qui existe entre la prison et l’extérieur moins profond.
Sur son site, le haut-commissariat de la Polynésie française précise à propos du Centre de détention Tatutu de Papeari, mis en service le 15 mai 2017 : “D’une capacité d’hébergement de 410 hommes adultes condamnés définitivement, l’établissement innove par la mise en œuvre, pour la première fois en Polynésie française, de régimes différenciés ainsi que d’un module de respect permettant la responsabilisation des personnes détenues et leur investissement en détention. Ce régime est destiné à donner tout son sens à l’exécution des peines d’emprisonnement, en permettant aux personnes détenues de retrouver, en vue de leur sortie, des habitudes sociales et des comportements adaptés.”...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT