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L’éco-évasion : Paris, la Ville lumière


Vendredi 20 Novembre 2020 - écrit par Pauline Sillinger


Paris, son architecture, ses musées, ses boutiques raffinées… De par le monde, la capitale française est un symbole, celui d’une ville dont la préoccupation principale est la création du beau. Aujourd’hui, les Parisiens réinventent leurs savoir-faire et leur savoir-vivre pour s’adapter, comme le reste du monde, aux grandes problématiques environnementales.



Le Vélib’ est l’un des meilleurs moyens de transport pour visiter la Ville lumière de façon agréable et écolo.  Crédit photo : France Vélo Tourisme
Le Vélib’ est l’un des meilleurs moyens de transport pour visiter la Ville lumière de façon agréable et écolo. Crédit photo : France Vélo Tourisme
Surnommée la Ville lumière, Paris jouit d’une réputation sans égale ; une réputation qui fait rayonner la France dans le monde entier, et ce depuis des siècles.
La Tour Eiffel, Montmartre, les rues pavées, l’Opéra et les théâtres de quartier, les boulangeries, les terrasses des cafés, les vitrines des boutiques de luxe, le snobisme des Parisiens… tout à Paris semble renvoyer à un mot : l’élégance. La métropole a d’ailleurs été désignée comme capitale mondiale de l’élégance, en 2017.
Pourtant, comme partout, il convient de gratter un peu en surface pour aller au-delà des clichés. Si Paris semble parfois être figée dans un rêve de volupté, la Ville lumière ne vit pas isolée du monde extérieur. Les 10 millions de Parisiens qui peuplent le Grand Paris sont, eux aussi, touchés par la crise environnementale et une transition écologique made in Paris voit peu à peu le jour. Ces dernières années, une sous-culture écolo a même émergé dans la capitale. Ceux qu’on appelle familièrement “les bobo” – une contraction de “bourgeois-bohèmes” – représentent ces individus issus de milieux plutôt aisés, qui mènent une vie axée sur des valeurs écologistes...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT