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La Chronique: Pourquoi les prix des billets d'avion ne baissent pas



La Chronique:   Pourquoi les prix des billets d'avion ne baissent pas
Le 18 février dernier, la compagnie Air France-KLM annonçait avoir en 2015 renoué avec les bénéfices et ceci pour la première fois en quatre ans, en grande partie grâce à l’effondrement des coûts du carburant et à une petite augmentation du nombre de ses passagers.
La compagnie aérienne a affiché un bénéfice d'exploitation de 816 millions d’euros, à comparer à une perte de 129 millions d’euros en 2014.

Ensuite, le 12 août dernier, la compagnie aérienne Air Tahiti Nui publiait un bilan d’activité 2015 faisant état d’un résultat bénéficiaire historique de 4,82 milliards Fcfp, soit une augmentation de +139% sur l’année précédente. Au bord de la cessation de paiement en 2011, le transporteur aérien enregistre ainsi un résultat positif pour la quatrième année consécutive.
Ainsi donc tout va très bien pour les deux seules compagnies aériennes qui relient Tahiti à l’Amérique du Nord (Los Angeles) et à la France, c’est-à-dire qui détiennent le monopole du fameux "cordon ombilical", la ligne Papeete-Paris.
Mais alors, pourquoi ces compagnies ne baissent-elles par le prix des billets, au lieu de continuer à encaisser des "surcharges de carburant" qui souvent représentent jusqu’à 50% du prix et ne se justifient plus ?
Les raisons sont multiples, ce que nous essayons d’expliquer ici.: Commander le numéro 337 du Tahiti Pacifique

Mercredi 28 Septembre 2016 - écrit par Alex W. Du Prel


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Samedi 26 Novembre 2016 - 01:12 Makatea, forge de l’unité polynésienne


Alex W. Du Prel

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier