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La Polynésie au cœur d'un "Institut temporaire des futurs"


Vendredi 6 Octobre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste Alexander Lee expose son talent en Europe

Le Polynésien Alexander Lee s'est illustré en créant la scénographie générale de l’exposition Un Institut temporaire des futurs au Musée d’art contemporain d'Anvers. L'artiste a réalisé une performance historique en recouvrant 4 500 m2 de murs avec des feuilles de 'uru ! Le président du collectif ‘Ōrama Studio a dessiné par ailleurs trois motifs océaniens.



crédit photo : DR
crédit photo : DR
Durant plusieurs mois, le Musée d’art contemporain d'Anvers (M HKA) a accueilli une exposition dont l’intention était d’être "plus qu’une exposition". Un institut temporaire des futurs a été en effet organisé par le M HKA, du 18 avril au 17 septembre derniers, dans le cadre de "The Uses of Art", un projet de la confédération des musées européens baptisé "L’Internationale". Situé en Belgique et fondé officiellement en 1985, sur une initiative de la communauté flamande, le M HKA s'est ainsi transformé en laboratoire géant et a réuni deux "contextes" qui ont certains points en commun : l’art et la futurologie (aussi connue comme la prospective). Parmi les artistes qui se sont projetés dans le temps, un Polynésien : Alexander Lee.
Le co-commissariat de l'exposition, assuré par Anders Kreuger et Dr Maya Van Leemput, explique le concept : "Personne ne connaît ce qui n’existe pas encore. Mais identifier des futurs possibles, probables et préférés peut nous aider...

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier