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Le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) : une situation financière qui inquiète


Vendredi 2 Novembre 2018 - écrit par Gilbert Wane


Dans un précédent article intitulé "Notre santé publique « malade » d’un manque de concurrence" (TPM n° 386, du 27 juillet 2018), nous avions montré que le ministre de la Santé manquait (soit par intention, soit par ignorance) des occasions pour faire des économies en milliards au grand bénéfice de l’Establishment médical local. Le budget du CHPF a toujours été un sujet controversé, comme en France, où le déficit des hôpitaux publics a atteint un niveau record. Pourquoi donc s’en inquiéter maintenant. Mais ce sujet hypersensible engage sérieusement nos cotisations CPS qui ne cessent d’augmenter. Une transparence dans le débat public s’impose donc. Il ne s’agit pas de "tirer sur l’ambulance", mais plutôt de porter une critique qui consiste à améliorer l’efficacité du CHPF dans sa mission de service public.



Crédit photos : CHPF
Crédit photos : CHPF
Nos décideurs politiques ont misé initialement sur notre "navire amiral" le CHPF pour être un pôle d’excellence médicale dans la région du Pacifique. Il a été classé mondialement 6 918e sur 12 000, selon le Ranking Web of Hospitals qui se base sur l’information et les publications scientifiques contenues dans le site web de chaque hôpital pour évaluer l’excellence de l’établissement en question : l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) était classée 8e mondiale et 1re en Europe. Ce classement, dont la méthodologie peut être contestée, donne au moins une idée de ce que certains "think tanks" pensent de notre CHPF, dont les frais de fonctionnement représentaient déjà "74 % des dépenses d’hospitalisation publique et privée en Polynésie" selon le rapport de la Chambre territoriale des comptes daté du 16 mars 2010. Pour 2018, le budget primitif du CHPF était de 25,7 milliards de Fcfp ; soit un tiers du budget global santé de 2015 (25,7 milliards sur 79,4 milliards)...


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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier