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Le Lori de Kuhl, la fierté des Australes


Vendredi 30 Novembre 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Après Itata’e, l’oiseau blanc de Tahiti, ‘Omama’o, le Monarque de Tahiti, et Noha, le Pétrel de Tahiti, Patrick Chastel poursuit son immersion au cœur de l’avifaune polynésienne avec ‘Ura, la Perruche de Rimatara. Découvrez ce magnifique oiseau endémique, appelé aussi le Lori de Kuhl.



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
Avec son dernier ouvrage ‘Ura, la Perruche de Rimatara, Patrick Chastel nous emmène cette fois aux îles Australes à la découverte de l’un des oiseaux les plus colorés et des plus beaux de toute la Polynésie. Ce livre est également le premier d’une nouvelle collection au titre explicite : “Oiseaux endémiques du Fenua”. En Polynésie, on recense 126 espèces réparties dans les différents archipels ; parmi cette riche avifaune, il existe 31 espèces endémiques d’oiseaux terrestres. Le ‘Ura, ou Lori de Kuhl, qui niche à Rimatara, est menacé d’extinction. Deux autres Loris sont également en danger, respectivement le Pihiti (ou Lori ultramarin) de Ua Huka, aux îles Marquises, et le Vini peruviana (ou Lori Nonnette) de Rangiroa, aux Tuamotu.
Ces magnifiques perruches sont inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour les deux premières, et classée vulnérable pour celle des Tuamotu. L’éditeur note d’ailleurs : “Il est évident que le simple fait d’être une espèce endémique sous-entend un risque constant et donc une surveillance accrue. Il ne fait aucun doute que la moindre erreur, la moindre intrusion d’un prédateur, signifierait purement et simplement la disparition d’une espèce d’oiseau unique au monde.”...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 394 en cliquant ICI


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De reports en reports

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À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier