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Le Sefi s'explique sur la bourde administrative des CVD


Jeudi 11 Juillet 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Dans notre édition du 28 juin (lire Tahiti Pacifique n° 410), nous relations comment des demandeurs d'emploi ont cru être "admis" à un stage, alors que ce n'était pas le cas. "Une erreur de publipostage" est à l'origine de cette bévue, explique le Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi). Les "victimes", elles n'en démordent pas, à l'instar de Poema* qui nous livre un témoignage poignant après avoir cru détenir un avis favorable, et ce pendant plus d'un mois ! Ce sont au total 18 personnes qui sont concernées.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Yo-yo émotionnel pour une vingtaine de personnes résidant au fenua. Alors qu'un courrier annonçait leur admission au stage "Corps des volontaires au développement de la Polynésie française" (CVD), certains demandeurs d'emploi ont eu la très mauvaise surprise d'apprendre, parfois en se présentant devant leur futur employeur, qu'en réalité, ils n'avaient pas obtenu leur sésame. "Une erreur de publipostage" du Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles est à l'origine de cette bévue, qui, de surcroît, a entraîné l'annulation prématurée de patentes, selon nos informations.
Pour rappel, le dispositif CVD a pour objectif principal de favoriser l'adaptation à l'emploi et l'insertion professionnelle des futurs jeunes cadres polynésiens âgés de moins de 30 ans, sans emploi et détenteurs d'un diplôme de deux ou trois années d'études après le baccalauréat, dans des secteurs d'activités publics ou privés. Un faux espoir fort regrettable pour ces personnes en quête de travail…

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 411 en cliquant ICI


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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT