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Le drone marin d'Assystem : R&D franco-tahitienne


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Jacques Franc de Ferrière


Assystem est une entreprise d'ingénierie polynésienne qui s'est lancée dans un projet de recherche et développement ambitieux. Elle essaie de créer un système de récupération des bouées météorologiques sous-marines par drone, avec deux ingénieurs à Tahiti qui développent une solution en collaboration avec deux autres ingénieurs dans un laboratoire en métropole.



Ce drone, nommé Wave Glider, est de fabrication américaine et n'utilise que l'énergie du soleil et l'énergie de la houle pour fonctionner et se déplacer. Les ingénieurs d'Assystem développent une technologie qui lui permettra de récupérer et recharger des bouées météorologiques en plein océan. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
Ce drone, nommé Wave Glider, est de fabrication américaine et n'utilise que l'énergie du soleil et l'énergie de la houle pour fonctionner et se déplacer. Les ingénieurs d'Assystem développent une technologie qui lui permettra de récupérer et recharger des bouées météorologiques en plein océan. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
C'est l'histoire d'un drone marin fonctionnant aux énergies renouvelables, de bouées météorologiques et du développement d'une nouvelle technologie en collaboration sur deux continents. C'est surtout une histoire polynésienne, celle de deux jeunes ingénieurs qui ont choisi de rentrer au fenua au lieu de poursuivre une brillante carrière dans les entreprises européennes, sans sacrifier leur amour de l'invention.
Tout commence par les profileurs, des bouées météo-océanographiques utilisées pour faire tout un tas de mesures entre 1 000 mètres de fond et la surface de l'océan, utiles aux météorologues pour préciser leurs modèles et leurs prédictions. Le projet THOT (Tahitian Ocean Time Series), qui rassemble de...

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Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier