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Le drone marin d'Assystem : R&D franco-tahitienne


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Jacques Franc de Ferrière


Assystem est une entreprise d'ingénierie polynésienne qui s'est lancée dans un projet de recherche et développement ambitieux. Elle essaie de créer un système de récupération des bouées météorologiques sous-marines par drone, avec deux ingénieurs à Tahiti qui développent une solution en collaboration avec deux autres ingénieurs dans un laboratoire en métropole.



Ce drone, nommé Wave Glider, est de fabrication américaine et n'utilise que l'énergie du soleil et l'énergie de la houle pour fonctionner et se déplacer. Les ingénieurs d'Assystem développent une technologie qui lui permettra de récupérer et recharger des bouées météorologiques en plein océan. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
Ce drone, nommé Wave Glider, est de fabrication américaine et n'utilise que l'énergie du soleil et l'énergie de la houle pour fonctionner et se déplacer. Les ingénieurs d'Assystem développent une technologie qui lui permettra de récupérer et recharger des bouées météorologiques en plein océan. crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
C'est l'histoire d'un drone marin fonctionnant aux énergies renouvelables, de bouées météorologiques et du développement d'une nouvelle technologie en collaboration sur deux continents. C'est surtout une histoire polynésienne, celle de deux jeunes ingénieurs qui ont choisi de rentrer au fenua au lieu de poursuivre une brillante carrière dans les entreprises européennes, sans sacrifier leur amour de l'invention.
Tout commence par les profileurs, des bouées météo-océanographiques utilisées pour faire tout un tas de mesures entre 1 000 mètres de fond et la surface de l'océan, utiles aux météorologues pour préciser leurs modèles et leurs prédictions. Le projet THOT (Tahitian Ocean Time Series), qui rassemble de...

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier