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Le haut débit en Polynésie française : sortir de l'impasse


Vendredi 24 Août 2018 - écrit par Luc Ollivier


L’installation du câble Natitua reliant Tahiti à quelques îles des Tuamotu et des Marquises a tenu le haut de l’affiche médiatique durant quelques jours en juillet et août derniers. Un autre, Hawaiki, à vocation internationale, vient de toucher les Samoa américaines avant que d’autres, dans les prochains mois, sillonnent le Pacifique. Le haut débit tisse sa toile sous notre océan et la Polynésie française, excentrée à l’Est, pourrait tirer profit de cet isolement si elle arrive notamment à se positionner sur un axe Asie-Amérique du Sud. Des discussions sont en cours, des milliards de recettes sont en jeu !



Le Pacifique est en train de devenir un immense réseau de câbles sous-marins, au maillage dense et toujours en mouvement, seule solution pour faire face à la demande du haut-débit. Le temps des locations satellitaires et leurs connexions de moindre qualité semble révolu. Le Pacifique n’est pas en reste dans cette course à la technologie, indispensable pour répondre aux attentes sans cesse grandissantes des populations. Véritable outil de développement sociétal et économique, le haut débit nous est devenu indispensable. L’éparpillement des archipels polynésiens, et son corollaire de difficultés dues à leur isolement, peut être reconsidéré avec les opportunités qu’offre le haut débit. Si le temps des satellites n’est pas complétement révolu, comme plus particulièrement aux Australes et aux Gambier, l’arrivée de Honotua en 2010, celle en cours de Natitua en 2018 et celle, actée, de Manatua en 2019, offrent des perspectives de développement économique et de confort pour les populations concernées, jusque-là inégalées.

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier