Menu

Le nouveau livre de Patrick Chastel publié chez Balland


Vendredi 3 Novembre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


L'auteur du fenua a séduit la maison d'édition parisienne

C'est une information Tahiti Pacifique : les éditions Balland vont publier le dernier ouvrage de Patrick Chastel intitulé Au gré des îles et des hommes. L'auteur du fenua, qui a vécu plusieurs années aux Marquises, y raconte sa Polynésie dans un recueil de 19 textes, 13 nouvelles et 6 chroniques historiques.



crédit photo : DR
crédit photo : DR
Patrick Chastel vient de réussir un gros coup. La maison d'édition généraliste parisienne Balland, fondée en 1967 et qui siège dans le Quartier latin, a été emballée par son dernier manuscrit ayant pour cadre la Polynésie. Intitulé Au gré des îles et des hommes - Fictions et réalités insulaires, l'ouvrage est un recueil de 19 textes, 13 nouvelles et 6 chroniques historiques, qui regroupe à peu près...




---
Pour lire l'intégralité de cet Article, ainsi que l'interview de Patrick Chastel, commandez Tahiti Pacifique n° 367 en cliquant ICI

Le nouveau livre de Patrick Chastel publié chez Balland
"Au gré des îles et des hommes - Fictions et réalités insulaires"

"Ce livre mélange fiction et réalité pour une promenade débridée, parfois divertissante, parfois instructive, dans les îles de Polynésie française.
Il nous présente les îles au jour le jour, nous parle des gens dans leur quotidien tout en les resituant dans leur histoire et nous décrit des lieux, certes pour la plupart d’une grande beauté, mais surtout où la vie s’écoule à un rythme différent, où les sourires sont naturels et où on sait prendre le recul nécessaire face aux contingences de l’existence.
« Ici, les jours s’en vont sans qu’il soit besoin de s’en défaire. » Ces textes seront pour tous une pause dans le quotidien, comme un léger souffle d’alizé, une discrète part de rêve propice à favoriser une évasion momentanée vers les îles…
Patrick Chastel réside depuis maintenant très longtemps en Polynésie. Il y a croisé Brel, Tabarly, Moitessier et bien d’autres. Il a enseigné de très nombreuses années dans les îles, en particulier aux Marquises. Passionné par l’histoire et la culture polynésiennes, il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages."


Auteur : Patrick Chastel
Editions : Balland - Paris
Format 14 x 22,5 - 306 pages
Prix : 17 euros
Sortie en librairie le 2 novembre 2017
Diffusion en France, Belgique, Canada : Madrigall
Diffusion en Suisse : OLF


Dans la même rubrique
< >

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




"Toute la vérité, rien que la vérité"

Ce début de mois de juin a été marqué par la vive polémique qui a grandi autour de l'émission télévisée réalisée par Enquête exclusive et consacrée au fenua. L'équipe de M6 avait déjà opéré des focus peu flatteurs sur nos îles avec les documentaires Tahiti, l'envers du décor en 2009, puis Tahiti, la face cachée du paradis en 2017 ; cette fois, le sujet au titre racoleur, intitulé "Polynésie française : le territoire de tous les extrêmes", a fait sortir de ses gongs le Landerneau polynésien, avant même la diffusion du reportage. En cause, un synopsis mercantile et nauséabond qui cherchait à faire le buzz à tout prix :
"(…) Sur l'île de Tahiti, deux mondes à part se côtoient sans jamais se mélanger : d'un côté les Blancs, surnommés les « Popa'a », qui tiennent l'économie, de l'autre les Polynésiens, qui vivent dans les bidonvilles. La plupart de ces habitants, originaires d'archipels éloignés, ont renoncé à un mode de vie traditionnel dans l'espoir de trouver un travail en ville. Chômage, pauvreté et violence animent aussi ce paradis. (…)"
Si 55 % de la population vit en effet sous le seuil de pauvreté français établi à 115 000 Fcfp, contre 16 % en Métropole (enquête ISPF sur les dépenses des ménages en 2015 dans les Îles du Vent), le magazine d'investigation stigmatise les rapports humains entre les ethnies composant la société polynésienne pourtant ultra cosmopolite. Quelle ironie au pays de la fraternité où quasiment tout le monde se salue, se tutoie et vit ensemble, sans aucun préjugé quant à la couleur de peau de l'autre ou le choix de sa confession religieuse ! De quoi plomber le tourisme, notre première manne économique, ou casser le rêve d'exil des habitants de l'Hexagone… Cela dit, gardons la tête froide, il n'y a pas eu de quoi fouetter un chat, car il s'avère que, malgré de nombreuses confusions, les différentes enquêtes des journalistes métropolitains sont plutôt bien menées et reflètent même une âpre réalité que nous aimerions voir disparaître à jamais. En fin de compte, Enquête exclusive a surfé sur le cas unique de Maiao, "l'île interdite" (où les étrangers ne sont pas forcément les bienvenus après que ses résidents furent les victimes, au début du siècle dernier, d'un Britannique à l'appétit commercial insatiable), et en a fait une généralité.
Un amalgame de très mauvais goût qui permet de rappeler s'il le fallait que nous sommes entrés dans l'ère des fake news, vous savez ces informations fausses ou truquées relayées sur les réseaux sociaux et par certains médias. "Le problème majeur de nos sociétés ne tient pas tant dans les fausses nouvelles, mais dans le fait que nombre de citoyens aient fini par choisir de les croire", écrivait récemment Le Monde à propos des deux propositions de loi contre la manipulation de l’information que doit examiner l’Assemblée nationale en juillet prochain. C'est pourquoi la presse doit s'évertuer, toujours et encore plus, à donner "toute la vérité, rien que la vérité". Une expression qui trouverait son origine dans l'Antiquité et qui est devenue le credo, au XIXe siècle, des écrivains réalistes à l'instar de Maupassant et Zola, lorsqu'ils firent le serment de ne pas enjoliver le réel dans leurs romans, mais de le retranscrire de façon brute.
Et puisque l'on parle de vérité, gageons que toute la lumière soit faite enfin sur l'affaire Pouvana'a a Oopa. C'est à cette fin que le procès du Metua va être révisé le 5 juillet prochain pour aboutir, peut-être, à la décision de la Cour de cassation de "décharger la mémoire du mort".

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Dominique Schmitt