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Le ralliement des Établissements français d’Océanie : toute une histoire !


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Jean-Marc Regnault


Le 2 septembre 2020 a marqué les 80 ans du ralliement des Établissements français d’Océanie (EFO). Jean-Marc Regnault et Jean-Christophe Shigetomi nous livrent quelques réflexions.



b[Tahiti Pacifique Magazine : L’appel du 18 juin a-t-il vraiment été entendu à Tahiti ?
]bJean-Cristophe Shigetomi : Le 22 juin 1940, lorsque tombe la confirmation d’un armistice, les populations tahitiennes sont consternées. Si la poursuite de la guerre aux côtés des Anglais est envisagée par certains, leur engagement ne peut l’être sous la bannière de la France libre, car le général de Gaulle leur est totalement inconnu. Les populations tahitiennes ignorent tout de ce général qui a été nommé sous-secrétaire d’État à la guerre lors du remaniement du cabinet de Paul Reynaud, le 5 juin 1940. Et il n’a certainement pas été entendu dans la lointaine colonie de l’Océanie française, le 18 juin, pas plus que le 22 juin, où cette fois-ci le second appel est enregistré. Le texte de l’affiche publiée le 5 août 1940 est différent du discours. Il ne sera placardé que courant octobre 1940, dans les diverses officines publiques de la ville de Papeete, comme à l’entrée de l’ancienne Poste en bois de Papeete, où les nouvelles brèves du front seront par la suite communément affichées. Ce sont donc des enregistrements postérieurs à l’appel du 18 juin qui ont été entendus par les populations de l’Océanie française, et relayés a posteriori sur les ondes de Radio Fidji et dans les émissions en langue française en provenance de San Francisco, d’Auckland et de Sydney...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT