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Les comptes "exacts" de l'état



Le 29 juin 2016, nous avions publié cette brève :
"Beau pactole
Le 21 juin, le haut-commissariat a publié les chiffres des dépenses de l’État en Polynésie française, 181,8 milliards de Fcfp (1,52 milliard d'euros)…  Selon ces chiffres, les charges de personnels constituent la part majoritaire (69%) du montant des dépenses de l’État sur le territoire. Elles s’élèvent à 125,3 milliards de Fcfp (1,05 milliard d'euros) en 2015. Un pactole que 9 963 agents de l’État se sont partagés, ce qui fait une moyenne annuelle de 12 576 533 Fcfp par agent, soit un salaire moyen de plus d’un million de Fcfp par mois (8 340 euros). Je veux devenir fonctionnaire de l’État à Tahiti ! ! !"
Ce qui nous valut bien des coups de téléphone, certains nous qualifiant même de "journaliste irresponsable" bien que je n’avais fait que publier (et effectuer une division) avec des chiffres officiels (qui furent par la suite retirés du site Internet).Comme c’était les grandes vacances, il fallut attendre que les "spécialistes" rentrent à Tahiti… et essayent de s’y retrouver. Ce qui ne semble pas avoir été le cas...

Vendredi 28 Octobre 2016 - écrit par --


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Samedi 26 Novembre 2016 - 01:12 Makatea, forge de l’unité polynésienne


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Commentaires

1.Posté par boparleur le 29/10/2016 12:58
c'est vrai que les fonctionnaires et agents de l'Etat "Poopa" qui viennent quelques années en Polynésie ont une valorisation d'environ 85 % par rapport à leur salaires de métropole, exemple un policier gagne environ 430 000 francs mais pas 1 million, une infirmière autant mais ceux qui sont les plus "favorisés" par le dispositif ce sont les orignaires qui peuvent en profiter durant toute leur carrière au fénua sans pour avoir avoir à quitter leur région d'origine, subir les soucis du déménagement, de l'isolement de la famille, de la scolarisation des enfants etc.. que l'on rende à César ce qui lui appartient mais ne mettons pas tous les agents de l'Etat Français dans le même panier .. Sinon votre enquête est certes très intéressante mais votre copie est très incomplète , à reprendre donc..

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier