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Les fonds sous-marins polynésiens passés à la loupe des scientifiques


Samedi 24 Février 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Pendant trois ans (2017-2020), l’expédition "Under The Pole III" va sillonner les océans, de l’Arctique à l’Antarctique, pour explorer les écosystèmes de la "twilight zone" située au-delà des 100 mètres de profondeur. En Polynésie, dès le mois de juillet prochain, une équipe de scientifiques et de plongeurs étudiera, quinze mois durant, les récifs coralliens et les grands requins. Une "capsule" sera en outre déployée pour prolonger la durée des immersions humaines, ouvrant un nouveau champ des possibles…



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
Spécialisées dans l’exploration polaire sous-marine, les expéditions "Under The Pole" sont des aventures à la fois innovantes et audacieuses, éducatives et scientifiques, qui ont pour objectif de "raconter, en images, la vie d’un univers à la dérive". Créées en 2007 par Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé-Bardou, un couple de passionnés, elles ont débuté en 2010 par le pôle Nord, le point le plus septentrional de la planète. Puis en 2014-2015, l'équipe est partie à bord du WHY, une goélette de 20 mètres, à la rencontre des fjords, situés sous les icebergs géants et la banquise, ainsi que du requin du Groenland, l'un des plus gros poissons du monde...


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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier