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Les mineurs, principales victimes des infractions sexuelles


Vendredi 1 Juin 2018 - écrit par Garance Colbert




Lorsque les violences ont lieu en milieu intrafamilial, leur révélation divise la famille, isolant souvent le mineur. Crédit photo : DR
Lorsque les violences ont lieu en milieu intrafamilial, leur révélation divise la famille, isolant souvent le mineur. Crédit photo : DR
Abus sexuels, viols, prostitution, le tribunal ne désemplit pas et un constat s’impose : les mineurs payent un lourd tribut en matière d’infraction à caractère sexuel et ce, très souvent au sein même de leur cellule familiale. Il demeure difficile d’obtenir des chiffres qui permettraient d’avoir une vision d’ensemble sur ce fléau qui gangrène de nombreuses familles polynésiennes. La justice et les associations en fournissent mais ils correspondent au moment où les crimes ont été dénoncés et seront souvent sanctionnés par l’appareil répressif. L’on déplore quasi quotidiennement des violences sexuelles commises sur un mineur par l’un de ses ascendants : père, beau-père, oncle ou cousin. Souvent dénoncés par le corps éducatif, ces crimes ont parfois été tus par le reste de la famille pendant des années. Leur dénonciation divise violemment les familles et peut mettre les victimes à l’écart, jusqu’à l’isolement affectif dans certains cas. Du fait de leurs âges et de leur vulnérabilité, les mineurs sont donc les principales victimes de ces abus. Plusieurs affaires en cours impliquent également des individus ayant eu recours à la prostitution de mineures, celles-ci étant intimement liées à la précarité sociale et à la consommation de stupéfiants...

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier