Menu

Les nouvelles aventures du "Club des 4 Polynésiens"


Vendredi 17 Mai 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Grand admirateur aujourd’hui et fervent lecteur durant sa jeunesse d’Enid Blyton et de son inimitable Club des 5, Patrick Chastel prend grand plaisir à imaginer les nouvelles aventures de son modeste "Club des 4 Polynésiens". Son ouvrage La Grotte ténébreuse - Te Ana Poiri emmène cette fois le quatuor d’adolescents à la découverte de la Presqu’île.



Les aventures des quatre amis, Teahi, Moana, Hitinui et Hinatea, ont commencé il y a maintenant dix ans avec la parution du livre Le Marae du grand banian. Devant le succès de cet ouvrage – il en a été vendu plus de 3 000 exemplaires à ce jour et il continue d’être étudié dans de nombreux établissements scolaires – un deuxième opus s’avérait indispensable. La Marque des dieux a donc été publié en 2013 et a immédiatement connu une réussite identique puisque le chiffre des 2 000 ventes devrait être dépassé cette année. Cet ouvrage a d’ailleurs été récompensé par le prix Amopa 2017 des écoliers. “Cinq ans plus tard, il fallait absolument un troisième épisode pour répondre à toutes les attentes des élèves et des collégiens qui en CE ou en CM, en 6e aussi bien qu’en 5e se sont passionnés pour les aventures de nos quatre héros et continuent de les suivre”, explique Patrick Chastel, l’auteur. Cet ancien professeur d’histoire-géographie précise aussi : “La Grotte ténébreuse est sorti il y a peu en librairie et est destiné comme les deux ouvrages précédents aux adolescents qui, quoi qu’on en dise, prennent un grand plaisir à la lecture quand elle correspond à leur monde.”...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 407 en cliquant ICI


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




De reports en reports

De reports en reports
À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier