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Les services inaTHEQUE et Ana’ite de la BU de l'UPF : l’accès à notre patrimoine en un clic !


Vendredi 8 Mars 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Depuis mai dernier, deux postes de consultation des ressources numériques et multimédias de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et du Centre national de cinéma et de l’image animée (CNC) sont proposés à la Bibliothèque universitaire (BU) : lnaTHEQUE et Ana’ite. En outre, la carte Duo permet désormais à deux membres de la même famille de bénéficier des mêmes avantages. Ces nouveaux services culturels ouvrent l’accès à l’information du grand public, qui peut ainsi s’enrichir d’un fonds patrimonial remarquable.



Pour les amateurs d’histoire des médias et de la société, l’InaTHEQUE permet la consultation des archives du dépôt légal audiovisuel et radiophonique, ainsi que des archives numérisées du cinéma français. Crédit photo : UPF
Pour les amateurs d’histoire des médias et de la société, l’InaTHEQUE permet la consultation des archives du dépôt légal audiovisuel et radiophonique, ainsi que des archives numérisées du cinéma français. Crédit photo : UPF
L’InaTHEQUE permet d’accéder aux archives du dépôt légal audiovisuel et radiophonique, ainsi qu’aux archives numérisées du cinéma français. La cellule communication précise : “En 2018, ce service représente 15 millions d’heures de radio et de télévision ; 164 chaînes de radio et de télévision sont captées 24h/24 au titre du dépôt légal et accessibles dès le lendemain de leur diffusion, 34 000 titres de cinéma, 14 500 sites web médias, ainsi que des dépôts particuliers : captation de spectacles vivants, témoignages pour l’histoire, patrimoines audiovisuels nationaux…” Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des médias et de la société dans ses différentes dimensions (culturelle, artistique, littéraire, politique, etc.) peuvent accéder à ces ressources après s’être inscrits à la Bibliothèque universitaire (BU).
Les collections proposées à la consultation couvrent une grande partie de la mémoire du XXe siècle en images et en sons enregistrés. Elles rassemblent les programmes de la radio-télévision publique (80 ans de radio, 70 ans de télévision), les contenus collectés au titre du dépôt légal depuis 1995, et depuis 2009, ceux de sites web médias. S’y ajoutent des sources écrites et des collections audiovisuelles d’institutions ou de particuliers reçues en donation ou en dépôt”, peut-on lire sur le site national. Des ateliers de découverte peuvent être également proposés sur demande : scd@upf.pf. En outre, vous pouvez solliciter une visite du fonds patrimonial polynésien de la bibliothèque (groupe de 3 à 8 personnes), qui a vocation à rassembler les ouvrages relatifs au triangle polynésien. Celui-ci a d’ailleurs fait l’objet de visites guidées lors des Journées du patrimoine les 14 et 15 septembre derniers. Ce fonds d’études, de recherche et de conservation comprend plus de 5 000 documents. Attention : seule la consultation est possible...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 402 en [cliquant ICI]url: https://www.tahiti-pacifique.com/shop/N-402-8-mars-2019_p173.html


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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier