Menu

Marcel Tuihani se lance dans l’arène des Élections territoriales


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Luc Ollivier


Comme tant d’autres avant lui, Marcel Tuihani veut tenter seul l’aventure politique. Mais existe-t-il une vie hors des trois grandes structures que sont le Tapura, le Tahoeraa et le Tavini ? L’histoire plaide pour le non, comme peuvent en témoigner Teva Rohfritch, Nicole Bouteau, Jean-Christophe Bouissou, aujourd’hui dans le giron gouvernemental, ou encore Teiva Manutahi, et tant d’autres parfois même issus du milieu économique. Marcel Tuihani, qui a claqué la porte du Tahoeraa l’année dernière, pense que oui, surfant sur le changement de vision politique des électeurs qui a submergé l’Hexagone lors de l’élection présidentielle. La vague du « fiu » politique a-t-elle atteint les rivages de nos îles ? Première réponse le 22 avril au soir du premier tour des élections territoriales.



Crédit photo : Assemblée de la Polynésie française
Crédit photo : Assemblée de la Polynésie française
Le verbe lui est facile, jamais haut, toujours posé peut-être un peu trop sur la forme et peut-être trop boisée sur le fond. Marcel Tuihani a commencé à se livrer sur son programme politique au sein du parti qu’il a créé en fin d’année dernière. Te Ora Api O Porinetia veut incarner un nouveau souffle politique en prônant les ancestrales valeurs polynésiennes, comme l’unité et la solidarité. Issu d’une famille pendant très longtemps estampillée Tahoeraa, jusqu’à ce que les couleuvres ne passent plus, son plus grand défi sera de prouver qu’il est en mesure d’incarner le renouveau politique. Faire du neuf avec de l’ancien, ce n’est pas nouveau ; son message sera-t-il entendu ? L’homme que l’on sait travailleur en est convaincu. Son avenir politique dépendra du résultat de cette élection et peut-être des prochaines municipales puisque il l’a dit, les alliances avec les partis autonomistes existants ne font pas partie de ses projets.

Pour lire l'intégralité de cette Interview, commandez Tahiti Pacifique n° 372 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier