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Médias locaux, les "oubliés" gouvernementaux


Vendredi 6 Avril 2018 - écrit par Luc Ollivier


Ce n’est une surprise pour personne : le monde de la presse "traditionnelle" vit une grave crise identitaire et financière depuis l’arrivée d’Internet et, en corollaire, la diversité, voire l’indigestion, des "informations" qui circulent sur les réseaux sociaux. Si le développement du numérique est incontournable, indispensable, faut-il pour autant que dans les formations dispensées – et payées en partie par le gouvernement – , soient occultés les supports médiatiques "classiques" (télés, radios, presse papier…), au risque de les voir disparaître ?



Au XXI
  • e
siècle, il serait économiquement suicidaire pour toute société moderne de vouloir vivre en marge du numérique. Depuis une trentaine d’années, il a envahi la planète, investi les foyers et profondément modifié nos modes de vie et de consommation. La Polynésie française n’a pas échappé au phénomène en devenant une collectivité connectée, du moins pour ce qui est des personnes. Le constat est un peu moins vrai en ce qui concerne les entreprises. Les professionnels n’utilisent pas les outils qui sont à leur disposition, soit par manque de connaissance et/ou manque de concurrence. C’est pourquoi le gouvernement a entrepris depuis quelques années d’y apporter des solutions, au point d’y dédier un ministère...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier