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Non, vous avez raison, l’inégalité n’est pas une fatalité…


Vendredi 27 Décembre 2019 - écrit par Patrick Fincker




Crédit photo : Dominique Schmitt
Crédit photo : Dominique Schmitt
"Merci, M. Clavreul, d’avoir pris la peine d’écrire ce courrier à Tahiti Pacifique. Vous avez bien fait de nous rappeler des évidences que la routine et d’autres préoccupations ont vite fait de cacher à nos regards. Permettez-moi de revenir sur quelques idées que vous exposez clairement. Je ne peux qu’adhérer à votre diagnostic, juste me permettrais-je d’ajouter quelques commentaires :

1. Vous dites que la fiscalité en Polynésie est « injuste, peu progressive et obsolète ». C’est tout à fait exact. Pour être complet, il faudrait rajouter qu’elle porte principalement sur les produits, contribuant ainsi à l’augmentation des prix, qui bénéficie aux commerçants
en priorité :
a. Les commerçants profitent de ces taxes pour rendre peu comparables les prix avec ceux pratiqués pour les mêmes produits dans le reste du monde ;
b. Les taxes d’importations, complexes et inadaptées à l’e-commerce, assurent une protection derrière laquelle les marges sont confortables.

2. Il ne faut cependant pas se bercer d’illusions : le poids de la fiscalité locale rapporté au PIB représente environ 40 %, c’est-à-dire un niveau relativement élevé. De plus, même s’il est évident que les plus pauvres en souffrent plus que les autres, car ils ressentent plus fortement le poids de chaque franc dépensé, et que tout ce qui peut alléger leurs charges doit être le bienvenu, l’essentiel de cette fiscalité est déjà payée par ceux qui devraient la payer, certes mal réparti...

Pour lire l'intégralité de ce courrier de lecteur, commandez Tahiti Pacifique n° 423 en cliquant ICI



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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT