Menu

Nouvelle-Calédonie : au Camp-Est, des téléphones fixes bientôt installés dans les cellules


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Le monde carcéral s’apprête à connaître une révolution qui va bouleverser le quotidien des détenus. Le ministère de la Justice a lancé en novembre un appel d’offres afin d’installer plus de 50 000 téléphones fixes dans les cellules de 178 établissements pénitentiaires. Le Camp-Est, où moins d’une centaine ont été découvertes en 2017, devrait lui aussi être équipé avant 2020. "Si cette mesure venait à être adoptée, je me conformerai à la demande de ma hiérarchie, et des téléphones fixes seront installés dans chaque cellule", confirme Régis Baudouin, directeur de la prison de Nouville.
La Chancellerie souhaite ainsi que tous les détenus (prévenus comme condamnés, à l’exception des quartiers disciplinaires) puissent passer des coups de fil 24 heures sur 24 parmi une liste de quatre numéros autorisés par un magistrat ou par l’administration pénitentiaire. Cette annonce aurait pour principal objectif d’endiguer le trafic de portables. Sur ce point, le Camp-Est est relativement épargné par un fléau largement répandu dans les cellules métropolitaines – en 2016, on estime à plus de 33 000 le nombre de mobiles et d’accessoires (carte SIM, chargeurs, etc.) saisis. "Vous dire qu’on ne trouve pas de portables au Camp-Est serait vous mentir. Nous en avons trouvé moins d’une centaine l’an dernier. Nous sommes face à des quantités beaucoup moindres qu’en Métropole. Pour exemple, le dernier établissement où j’étais en France, c’était 900 portables par an", souligne le directeur du Camp-Est.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier