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Nouvelle-Calédonie : l'État impose une baisse des tarifs bancaires


Vendredi 27 Janvier 2017




Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a décidé jeudi dernier par arrêté d'une baisse de 25% de trois tarifs bancaires, faute d'accord négocié avec les banques.
Depuis 2014, le haut-commissariat (préfecture) et les banques mènent des négociations dans l'objectif de réduire le montant d'un panier de 16 tarifs bancaires, tous largement supérieurs à ceux pratiqués en métropole.
"Les négociations 2016 viennent de s'achever sans qu'un accord ait pu être trouvé", déclare le haut-commissariat dans un communiqué.
Aussi, l'État a décidé d'imposer d'autorité une baisse de 25% des frais de tenue de compte qui sont 60% plus élevés en Nouvelle-Calédonie qu'en métropole, des frais d'abonnement internet, 15 fois plus onéreux, et des frais de mise en place d'une autorisation de prélèvement, 30 fois plus chers.
"L'État ne peut pas accepter l'existence de tels écarts sur le territoire national pour des mêmes prestations, d'autant qu'il s'agit de services bancaires de base", souligne le haut-commissariat.
Ce dernier note néanmoins que depuis 2014 les banques ont consenti des "efforts" et que certains tarifs sont désormais "égaux ou inférieurs à ceux de la métropole".
Dans un communiqué, la Fédération bancaire française de Nouvelle-Calédonie "s'étonne de cette décision unilatérale (...) qui a pour conséquence de réduire la capacité des banques à offrir de nouveaux services et à accompagner les besoins de l'économie".
De son côté, l'UFC-Que Choisir a mis en cause la "mauvaise volonté" des banques et la création de "nouvelles lignes tarifaires pour compenser les baisses de certains frais", rappelant qu'elles ont enregistré 75 millions d'euros de bénéfices en 2015.
Le député Philippe Gomès (UDI), qui bataille contre "les frais prohibitifs" des banques calédoniennes depuis plusieurs années, s'est pour sa part "félicité" de la décision de l'État.

Source : AFP


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Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…

Décès du nourrisson aux Marquises : “je suis Hoane”…
Jacques Brel chantait "le temps s’immobilise aux Marquises et gémir n’est pas de mise"… Mais après le décès du bébé marquisien, lors de son évacuation sanitaire le 6 octobre dernier, le Fenua Enata hurle sa colère et ses cris font résonner toute la Polynésie. Alors que le 4 juillet dernier, l’accouchement d’une femme de Bora Bora pendant son transport à bord d’un hélicoptère "Dauphin" nous avait tous émus, ce drame, le deuxième en trois ans aux Marquises, nous assomme cette fois, tel un violent coup de casse-tête, et repose la problématique récurrente des évasans, notamment dans les îles éloignées et isolées. Les habitants de la "Terre des Hommes" s’interrogent encore sur les conditions extrêmes de cette évasan qui a nécessité le transfert du nourrisson en speed-boat depuis Ua Pou jusqu’à Nuku Hiva, faute de vraie piste sur l’île native du petit Hoane Kohumoetini et d’hélicoptère affecté aux Marquises… Édouard Fritch a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête afin de "faire toute la lumière sur les circonstances et les responsabilités éventuelles".

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Du haut de ses 3 mois, le petit Hoane n’a pas choisi en effet de vivre à Ua Pou. En outre, la mort du garçonnet rappelle douloureusement le coût humain d’un tel éloignement insulaire pour la collectivité : 10 à 15 décès par an seraient liés aux difficultés de transport aux Marquises, selon la directrice de l’hôpital de Taiohae (Nuku Hiva). "Nous, les Marquisiens sommes totalement délaissés par les pouvoirs publics, il faut que cela cesse !", s’est insurgée Julie Bruneau, résidente à Ua Pou, qui a perdu son bébé de 9 mois dans les mêmes circonstances. "Cela suffit, il ne faut plus de sacrifice humain", a grondé, lui, Rataro, le grand-père de la victime. Dans le cadre de l’audition de Thierry Coquil, directeur des Affaires maritimes au ministère de la Transition écologique et solidaire, le sénateur Michel Vaspart est d’ailleurs revenu, le 2 octobre dernier, sur la situation particulière et précaire du sauvetage en mer en Polynésie : "Je dois vous dire, pour être marin moi-même, que j’ai eu honte, je dis bien honte, de voir le canot de sauvetage aux Marquises et de voir le canot de sauvetage à Papeete !" D’autres bébés doivent-ils encore mourir pour que le Pays réagisse enfin et traite tous les Polynésiens sur le même pied d’égalité en leur offrant des conditions d’accès aux soins identiques ? "Je suis Marquisien". "Je suis Hoane".
Repose en paix petit ange. n

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt