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Nouvelle exposition à la Maison de la culture : "Triangles polynésiens" signés Tvaite


Vendredi 20 Avril 2018 - écrit par Dominique Schmitt


L'artiste, qui vit à Raiatea, est de retour sur le devant de la scène culturelle avec une nouvelle exposition à la Maison de la culture, intitulée "Triangles polynésiens", du 24 au 28 avril. En pleine ascension, Tvaite a également des projets dans les îles, et même en Californie !



Crédit photo : DR
Crédit photo : DR
Après les cercles de ses mandalas propices à la méditation, Tvaite innove en utilisant des triangles comme structure dominante de ses toiles. Au-delà de la forme géographique nouvelle, l'artiste fait un clin d'œil à "son fenua adoré" en s’inspirant des cultures des îles appartenant au "Triangle polynésien", délimité par la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques, et incluant bien sûr la Polynésie. On retrouve son style toujours très graphique et sa palette de couleurs très chatoyante avec néanmoins une nouveauté, puisque la jeune femme présente cette fois-ci des œuvres en noir et blanc. "Épanouie et pleine d'énergie", elle souhaite partager et transmettre ses "good vibes" à travers ses tableaux, qu’elle qualifie de tableaux "bien-être".


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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier