Menu

Pacific Ambassadors Festival : réunion de Miss au sommet de la condition féminine


Vendredi 10 Août 2018 - écrit par Esther Cuneo


Avec le partenariat du Comité Miss Tahiti, l'association Freeval organise en Nouvelle-Calédonie le tout premier festival consacré à la femme. Chine, Australie, îles Cook, Fidji, Polynésie : le "Pacific Ambassadors Festival" doit réunir du 21 au 30 septembre une armée d’ambassadrices de charme de la région. Si l’effervescence médiatique autour des reines de beauté entend servir de vitrine touristique pour le Caillou, l’opération compte aussi engager un débat de fond sur la condition féminine.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
"Je suis fatigué de voir des images de gyrophares allumés quand on parle de la Calédonie", glisse Jean-Patrick Lerandy. Las de l'image peu glorieuse renvoyée par les médias calédoniens, l'homme d'affaires calédonien a décidé de frapper un grand coup. Avec le soutien de Leiana Faugerat, manager du comité miss Tahiti, et amie de longue date, ils lancent le concept du "Pacific Ambassadors Festival". La première édition se tiendra en Nouvelle-Calédonie, du 21 au 30 septembre, sous l’égide de l'association d'événementiel Freeval.
Ce n'est donc pas une ou deux Miss qui sont attendues cette fois pour une tournée du Caillou, mais une dizaine, dont cinq de Tahiti, partenaire privilégié. Mais aussi de Chine, en la personne de Meisu Qin, des îles Cook, d’Australie, ou encore de Fidji, avec Zaira Begg. Elles seront accueillies à Nouméa par les Miss Calédonie, parmi lesquelles André Lux, et par la délégation polynésienne, composée de Vaimalama Chaves, Vaimiti Teiefitu, Turouru Temorere, Vaea Ferrand, et Hinarere Taputu, marraine de l’événement. Mais la liste est loin d’être arrêtée. A ce stade de l'organisation, d'autres reines de beauté doivent encore confirmer, ou non, leur venue, à l'instar de Miss Hawaii, Miss USA et Miss Nouvelle-Zélande...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 387 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 16 Novembre 2018 - 09:24 ÉNERGIE - Le changement, c’est pour quand ?


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier