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Pacifique

Société : "Ces affrontements ne sont pas de nature à nous inquiéter" - 08/03/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

Les bagarres survenues en fin de semaine devant trois lycées du Grand Nouméa n’auraient rien à voir avec les rixes de 2017, estiment établissements scolaires et autorités. La vigilance reste de mise....

Environnement : des algues déversées devant le gouvernement - 08/03/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

Nouvelle action coup de poing de Florent Eurisouké. Cette fois-ci devant le gouvernement et la province Sud. Lundi, le militant, accompagné de quelques membres du comité de gestion de la zone côtière...

Travaux publics : le ministre Darmanin sur le pont de Mouli, un chantier d’envergure bientôt lancé - 22/02/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

À Ouvéa lundi, Gérald Darmanin a enchaîné les visites et apprécié les projets. Notamment celui du nouveau pont de Mouli, un chantier de 2,5 milliards de francs. Une inquiétude est aussi remontée. La...

Vanuatu et Fidji : déboires avec des entrepreneurs chinois - 22/02/2019 | Luc Ollivier

L’intégration de l’économie chinoise dans le Pacifique ne cesse de défrayer la chronique chez nos voisins. Après les Samoa (lire TPM n° 400), ce sont maintenant le Vanuatu et les Fidji qui ont maille...

Économie : Calédonie ensemble revendique une baisse des prix - 22/02/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

Quatre mois et demi après la mise en place à taux plein de la TGC, et sur la base de chiffres fournis par l’ISEE, Calédonie ensemble remarque que la baisse des prix constatée sur certains secteurs...

Justice : Vale NC ne fera pas appel de ses condamnations - 22/02/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

Vale NC a annoncé qu’elle ne fera pas appel de sa condamnation pour préjudice environnemental. Le 11 février, le tribunal de première instance de Nouméa a condamné la société à indemniser...

Australie : l’opposition travailliste confirme sa ligne dure sur les migrants - 22/02/2019 | Agence France-Presse

Le Parti travailliste australien a prévenu les migrants qui envisageraient de gagner les rives de l’Australie par bateau qu’ils seront refoulés et ne pourront en aucun cas s’installer dans le pays en...

Nouvelle-Calédonie : un cadavre retrouvé dans la mangrove à Dumbéa - 08/02/2019 | Les Nouvelles Calédoniennes

Mystère autour d’une macabre découverte. Un corps en état de décomposition avancée a été retrouvé par un promeneur dans la journée de samedi au milieu des palétuviers près du rond-point de la ZAC...
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De l’art de se compliquer la vie

De l’art de se compliquer la vie
L’art de se créer des problèmes quand les champs politique et économique sont dégagés est-il l’apanage de nos élus ? Certainement pas, mais quand même. Il faut leur reconnaître une propension à se crêper le chignon à la moindre occasion, à la moindre contrariété, un peu comme des enfants gâtés. Et l’actualité de ces derniers jours ne viendra pas démentir nos écrits. Les chiffres de l’économie tombent et chaque trimestre apporte un peu plus de crédit à la reprise. Pour les plus sceptiques, pas de "Moody’s Blues", car l’agence internationale y va de son "A3 avec perspective positive", une note que n’a jamais atteinte le Pays. Il a commencé à redistribuer, majoritairement envers les communes, pas moins de 5 milliards de Fcfp. Tout va donc pour le mieux en Polynésie française ? Eh bien, non ! Une crise chasse l’autre, et la politique remplace l’économique.

Dire que des tensions ont vu le jour au sein du Tapura est un doux euphémisme. Et si la maison ne brûle pas encore, Édouard Fritch va devoir jouer les pompiers de service. Des flammèches sont apparues, tout d’abord avec les parlementaires polynésiens à Paris. Ils ont peu goûté – et l’ont fait savoir – de n’avoir pas été consultés lors du soutien du Tapura à La République en Marche (LRM) pour les élections européennes de mai. On imagine leurs explications embarrassées sur les bancs de l’Assemblée ou du Sénat avec leurs pairs centristes. Comme un retour de flamme, l’initiative de la députée Maina Sage : elle a obtenu de l’Assemblée nationale un changement du texte initial sur la reconnaissance du fait nucléaire par l’État, modifiant le terme "contribution" par celui de "mise à contribution". "Le débat nucléaire devrait nous rassembler, il ne devrait pas y avoir de débat sémantique", a déclaré en retour le président Fritch, qui assure avoir laissé faire sa députée…
Outre les parlementaires, c’est ici même, à l’assemblée de la Polynésie française (APF), que le ton est monté au sein des représentants de la majorité pour se mettre d’accord sur la composition des commissions et, notamment, pour choisir leurs différents présidents.
 À tel point que le bruit de la création d’un nouveau groupe politique à l’APF a couru dans les couloirs. Des élus se sont émus des méthodes de management d’Édouard Fritch. Faut-il voir l’intégration d’Angelo Frebault, représentant banni du Tahoera’a, comme une réponse à ces mouvements d’humeur ? Toujours est-il qu’avec maintenant 40 représentants sur 57, le Tapura est en capacité de faire face à quelques grognements, voire à des menaces. 
Quant à l’opposition, elle se gausse. Mais est-elle également à la hauteur de ce que les citoyens attendent de leurs politiques ? Le député Tavini Moetai Brotherson partageait sur un réseau social : "Voilà donc le Tapura qui siège à l’UDI, après avoir soutenu Juppé et Fillon (Les Républicains), mais qui soutient aujourd’hui LRM aux Européennes... Mais dont un membre éminent est accessoirement secrétaire territorial des "Républicains"..." Son parti, après s’être rapproché en d’autres occasions du Parti socialiste, fait aujourd’hui cavalier seul et va même plus loin : il organise son propre scrutin, en appelant la population à déposer des bulletins faits maison "Maohi Nui" dans les urnes des élections européennes ! Quant au Tahoera'a, plutôt discret, il la joue retour au bercail, avec une demande de soutien à la liste des Républicains, après avoir soutenu, il y a deux ans, la candidate Marine Le Pen ! 
J’allais oublier, cerise sur le gâteau, l’arrivée de "The Polynesian Kingdom of Atooi", un gouvernement autoproclamé avec, à sa tête, le roi Ali’i Nui Aleka Aipoalani, qui vit à Hawaii. Les Pakumotu ne sont donc plus seuls !

Les années passent et on a l’impression de vivre toujours la même histoire, sur le fenua. Pathétique ou comique, c’est selon…

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier