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Pacifique

Nouvelle-Calédonie : pollution aux hydrocarbures, entre rumeur et réalité - 01/12/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Le sujet préoccupe forcément et, tandis qu’à Lifou on œuvre depuis la semaine dernière pour tenter de venir à bout de cette invasion de boulettes d’hydrocarbures sur les plages exposées à l’alizé, à...

Australie : un homme préparait un attentat pour le Nouvel An - 01/12/2017 | Agence France-Presse

La police australienne a annoncé avoir arrêté un sympathisant du groupe État islamique qui projetait d'acheter une arme et de tirer dans la foule le soir du Nouvel An à Melbourne. Le suspect, âgé de...

Réchauffement climatique : jusqu’à 80 % des poissons des îles du Pacifique menacés - 01/12/2017 | La Rédaction@8e_etage

Selon les résultats d’une nouvelle étude conduite par une équipe de chercheurs du programme Nereus (fondation Nippon), la région de l’océan Pacifique dans laquelle se situent les nations du Pacifique...

Santé : combattre la propagation de la leptospirose - 01/12/2017 | Communauté du Pacifique Sud

Un cours de formation sur la leptospirose s’est tenu la semaine dernière à la Communauté du Pacifique (CPS) et à l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie (IPNC). La formation était destinée aux...

Nouvelle-calédonie : il roule deux fois sur son ami, miraculé - 01/12/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Un jeune homme, blessé assez grièvement, a été évacué au Médipôle, le week-end dernier, après s’être fait rouler dessus en voiture à deux reprises, à Tuband. Blessé mais miraculé. L’histoire,...

Papouasie-Nouvelle-Guinée : le pays détruit les abris du camp australien de Manus - 17/11/2017 | Agence France-Presse

Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont détruit vendredi dernier les abris de fortune et les sources d'eau dans un camp australien de réfugiés qui vient d'être fermé, à quelques heures de...

Australie : un Koala retrouvé les oreilles coupées - 17/11/2017 | Agence France-Presse

Un koala a été retrouvé mort en Australie, les deux oreilles coupées, dernier épisode cruel d'une série de mutilations animales que la police a qualifiées de "troublantes et écœurantes". L'animal,...

Australie : un jockey suspendu pour avoir frappé sa monture avant une course - 17/11/2017 | Agence France-Presse

Un jockey australien a été suspendu deux semaines pour avoir frappé sa pouliche avant une course, a indiqué jeudi dernier l'autorité en charge des courses dans le pays. Dylan Caboche, âgé de 22 ans,...
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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt