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Pacifique

Histoire : à Nouméa, des passionnés veulent repartir sur les traces de La Pérouse après une nouvelle piste - 08/09/2017 | Agence France-Presse

La thèse d'un chercheur australien sur la disparition de la mythique expédition La Pérouse a été jugée "très sérieuse" par une association calédonienne experte du sujet, qui espère que l'enquête sera...

Environnement : une gigantesque aire marine protégée au large de l'île de Pâques - 08/09/2017 | Agence France-Presse

Les habitants de Rapa Nui au large du Chili, ont approuvé la création d'une nouvelle aire marine protégée, la plus grande d'Amérique latine, a annoncé le gouvernement chilien. Lors d'une consultation...

Politique : budget "responsable" pour recettes fiscales en baisse - 25/08/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Pour la dernière séance avant une "chute" annoncée, le gouvernement avait un menu très chargé. Le budget supplémentaire (BS) 2017, contraint du fait de prévisions de recettes en baisse, a été adopté....

Sénat : une parlementaire anti-immigration porte la burka - 25/08/2017 | Agence France-Presse

Une parlementaire anti-immigration a provoqué un tollé la semaine denière en portant une burqa au Sénat australien pour demander son interdiction dans le pays, s'attirant les foudres du ministre de...

Société : Melbourne reste la ville la plus agréable à vivre au monde - 25/08/2017 | Agence France-Presse

Melbourne est pour la septième année consécutive la ville la plus agréable au monde, alors que le terrorisme et les tensions diplomatiques érodent les conditions de vie à travers le globe, selon le...

Santé : un moustique vecteur de paludisme détecté pour la première fois sur le Caillou - 25/08/2017 | Agence France-Presse

Une espèce de moustiques vecteur de paludisme, Anopheles bancroftii, a été détectée en Nouvelle-Calédonie en juin, a déclaré le docteur Jean-Paul Grangeon, directeur adjoint de la Direction des...

Accident : un car Raï se retourne avec 53 personnes à bord - 11/08/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Mardi, un car Raï, et ses 53 occupants, qui devait finir son parcours à Pouébo, s’est retrouvé sur le flanc, sur le bas-côté de la route, à hauteur de Beaupré, entre Bourail et Poya. Une embardée...

Nickel : Vale, les syndicats exhortent les politiques à céder aux exigences - 11/08/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Pour la CFE-CGC, le SGTINC et l’USTKE, la direction ne bluffe pas. "L’usine pourrait fermer en janvier", a assuré l’intersyndicale, hier après-midi à Nouméa. L’État, le gouvernement et la province...
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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt