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Pacifique

Économie : dernier jour à la conserverie des Samoa américaines - 23/12/2016

Coup dur pour les Samoa américaines. La conserverie de thon du groupe américain Tri Marine, Samoa Tuna Processors, arrête sa production. Aux Samoa américaines, les employés de Samoa Tuna Processors...

Économie : les pays les plus pauvres "de plus en plus à la traîne" (ONU) - 23/12/2016

Les pays les plus pauvres de la planète, appelés les PMA (pays les moins avancés), sont "de plus en plus à la traîne du reste du monde", selon un rapport rédigé par les experts de la CNUCED. "Il y a...

Nouvelle-Calédonie : quand la Chine frappe à la porte - 09/12/2016

Après la création d’une association sino-calédonienne et avant la visite d’une délégation de haut vol, deux professionnels chinois du tourisme explorent les atouts du territoire. Mais des difficultés...

Nouvelle-Calédonie : Magenta finira sa mue en 2019 - 09/12/2016

Déplacement de la route qui longe la piste, création d’une aérogare de fret, refonte de celle dédiée aux passagers : l’aérodrome de Nouméa se métamorphose pour répondre à une fréquentation...

Papouasie-Nouvelle-Guinée : "Il n'y aura pas de tolérance envers les mères qui tentent d'accoucher dans la brousse" - 09/12/2016

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, près de la moitié des femmes accouchent chez elles, dans leurs villages. Cette pratique explique le très fort taux de mortalité infantile, de 45 pour 1 000 – contre...

Un déluge impressionnant et un drame sans précédent - 26/11/2016

D’importants glissements de terrain ont enseveli six habitations lundi, à Houaïlou, suite aux pluies diluviennes. Le bilan provisoire faisait état de cinq morts et de plusieurs personnes portées...

Clipperton a son aire marine protégée - 26/11/2016

Ségolène Royal crée une aire marine protégée dans les eaux territoriales de l’Île de Clipperton, appelée aussi Île de la Passion, dans l’océan Pacifique. L’arrêté de protection de biotope créant...

Pour une meilleure compréhension des données - 26/11/2016

Les océanographes de la région se sont réunis la semaine dernière aux Îles Cook dans le cadre d'une initiative majeure destinée à favoriser une meilleure connaissance et une application croissante...
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Bienvenue en Macronésie !

Bienvenue en Macronésie !
Après une pause politique d’une année, 2020 ne manquera pas de piquant, avec les élections municipales en mars et, sur un autre plan, la venue du président de la République Emmanuel Macron, en avril.
La bataille des tāvana est engagée, elle s’annonce âpre, tant le gain des communes est un marchepied incontournable pour atteindre la Présidence. Ces élections se résumeront, comme toutes les précédentes, à une confrontation bipolaire. Certains partis et candidats ont déjà tenté l’aventure en proposant une troisième voie, mais elle n’a jamais trouvé ses électeurs. Gaston Flosse et ses Orange l’ont bien compris et savent qu’en face du Tapura et du Tavini, les chances de prendre et même de conserver les mairies sont vouées à l’échec. Le Vieux Lion a dû se résoudre à proposer une alliance au Tavini, qui ne l’accepte qu’au cas par cas, malgré les annonces d’un Gaston Flosse transformé, ces dernières semaines, en VRP. Voilà qui ressemble fortement à un dernier baroud d’honneur.
Fort de sa croissance économique et politique – les deux allant souvent de pair – le Tapura d’Édouard Fritch paraît inébranlable et peut se concentrer sur la venue présidentielle. Cette dernière, dans le contexte de crise actuelle, ne devrait pas ressembler à celle de François Mitterrand (en 1990), qu’a récemment décriée René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique : "Il avait fait un voyage en Polynésie avec 420 personnes,
deux Concorde et un autre avion... On avait refait la piste de Tahiti pour que le Concorde puisse atterrir."
"Bienvenue en Macronésie" pourrait être le message d'accueil adressé au président de la République, tant le gouvernement Fritch lui fait allégeance, au détriment de ses propres parlementaires.
À chaque visite présidentielle, son lot d’annonces et de demandes plus ou moins convenues. Le président Macron devrait revenir sur ses propos d’octobre dernier, tenus à la Réunion : "Les territoires d’Outre-mer français peuvent devenir de véritables hubs numériques. Hub numérique, c’est le souhait de la Polynésie française, que nous soutenons et encourageons." Il sera question de développement économique, de soutien de l’État, du "Centre de mémoire" sur le nucléaire et peut-être même d’une proposition d’inscription à l’ONU pour le ’ori tahiti… La nomination à confirmer du site de Teahupoo pour les compétitions de surf de Paris 2024 ne manquera pas d’être évoquée, alors même qu’elle a été accueillie avec une tiède acrimonie par des internautes métropolitains.
Le président Macron aime répéter à l’envi son "J’entends", les Polynésiens espèrent être entendus et, surtout, compris. Quand certains attendent des excuses pour les expérimentations nucléaires, de meilleures indemnisations, d’autres souhaitent des réponses à des questions tout aussi sensibles, dont nous dressons une liste non exhaustive, soufflées par l’historien Jean-Marc Regnault :
- Diriez-vous, M. le Président, que la France a une part d’Océanie en elle, comme vous aviez dit que la France a une part d’Afrique en elle ? (À cause du mythe des îles heureuses, à cause des guerres mondiales, à cause des essais qui ont permis à la France de devenir une puissance mondiale...)
- Quel est votre degré de reconnaissance du fait nucléaire ? Et, bien sûr, quel devrait être le degré de reconnaissance de la Nation ?
- Vous avez considéré que la colonisation était une faute. Pensez-vous que la France a suffisamment décolonisé la Polynésie ?
- Le président Fritch a dit, récemment, qu’il n’aimerait pas avoir à choisir bientôt entre l’Indo-Pacifique et les Routes de la soie. Ne croyez-vous pas que la géostratégie que vous proposez risque de remettre en cause l’autonomie qui, depuis quelques années, accordait de plus en plus de compétences en matière de relations extérieures ?
- À votre sens, la Polynésie française est-elle suffisamment intégrée dans son environnement océanien ? L’État ne devrait-il pas demander à ses collectivités d’Océanie d’accorder beaucoup plus d’importance à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales et régionales ? Et de récompenser cet enseignement par des diplômes qui intégreraient ces notions ? En la matière, actuellement, l’Inspection générale fait preuve d’un jacobinisme rétrograde...

Selon les réponses à ces questions, la visite permettra – ou pas – de refermer certaines blessures bien vivaces, même après
vingt-quatre ans d’abstinence nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.
La rédaction

Tahiti Pacifique