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Pacifique

Grande barrière : on attrape les étoiles de mer taramea avec du vinaigre - 06/05/2017 | Agence France-Presse

L'étoile de mer qui dévore les coraux de la Grande Barrière peut être tuée avec du vinaigre, ont annoncé des chercheurs, une découverte porteuse d'espoir pour un site australien particulièrement...

Santé publique : le réseau océanien de surveillance fête ses vingt ans - 22/04/2017 | Communauté du Pacifique Sud

Le Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSSP) fête son vingtième anniversaire cette semaine (jusqu'au 22 avril), lors d’une réunion régionale prévue à Suva (Fidji). Organisée par la...

Passée à tabac et volée en plein centre de Bourail - 22/04/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie après l’agression d’une infirmière à Bourail, samedi. Après l’avoir frappée et avoir volé sa voiture, son agresseur a eu un accident dans le col des...

Grande Barrière de corail : les coraux blanchis deux années de suite sont condamnés - 22/04/2017 | Agence France-Presse

Les coraux de la Grande Barrière qui ont subi pour la seconde année consécutive un phénomène de blanchissement dû à la hausse des températures n'ont aucune chance de s'en remettre, avertissent des...

Pêches lagonaires : organisation d’un atelier régional - 22/04/2017 | Communauté du Pacifique Sud

Le projet INTEGRE de la Communauté du Pacifique (CPS), financé par l’Union européenne, a organisé du 10 au 13 avril à l’hôtel Tahiti Pearl Resort d’Arue, un atelier régional qui regroupait des...

Nouvelle-Calédonie : dengue, des atteintes oculaires rares - 08/04/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Chez certains malades, l’arbovirose peut avoir des conséquences sur les yeux. Un phénomène qui reste très peu fréquent. Des symptômes de la dengue, on connaît bien la fièvre, les éruptions cutanées...

Nouvelle-Calédonie : Opération "coup de poing" à Ko We Kara - 08/04/2017 | Les Nouvelles Calédoniennes

Plusieurs centaines de bières ont été saisies, vendredi dernier, dans un nakamal du quartier de Nouméa. L’opération n’est que la première d’une série à venir. C'est un lieu de trafic en tout genre...

Climat : deux morts et des villes australiennes inondées après Debbie - 08/04/2017 | Agence France-Presse

Deux femmes ont péri dans les pluies torrentielles causées par le cyclone Debbie qui a balayé le nord-est de l'Australie, une région côtière où les inondations ont provoqué l'évacuation de dizaines...
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Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT