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Papeete et Uturoa sous les bombes


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Festival Ono'u 2017 : l'art urbain explose en Polynésie

Du 1er au 11 octobre, les plus grands noms de l'art urbain ont investi les rues de Tahiti et Raiatea, et redonné de la couleur aux murs souvent trop gris. Découvrez les fresques réalisées dans le cadre de la quatrième édition du Festival Ono'u qui a développé encore plus le parcours polynésien de street art avec quatorze nouveaux lieux peints.



Grâce au Festival Ono'u,  les murs ternes de Tahiti reprennent des couleurs depuis 2014,  offrant d'incroyables vues, à l'image de cette fabuleuse perspective  que les passants découvrent depuis le collège et le lycée La Mennais.  De gauche à droite : les œuvres  de Adnate (Australie, 2016),  Askew (Nouvelle-Zélande, 2014)  et Pantone (Argentine, 2017). crédit photo : Dominique Schmitt
Grâce au Festival Ono'u, les murs ternes de Tahiti reprennent des couleurs depuis 2014, offrant d'incroyables vues, à l'image de cette fabuleuse perspective que les passants découvrent depuis le collège et le lycée La Mennais. De gauche à droite : les œuvres de Adnate (Australie, 2016), Askew (Nouvelle-Zélande, 2014) et Pantone (Argentine, 2017). crédit photo : Dominique Schmitt
Pour la quatrième année consécutive, le Festival Ono'u a fait vibrer les amoureux d'art urbain et de culture polynésienne. Nombreux sont ceux qui sont descendus dans les rues de Papeete et Uturoa, du 1er au 11 octobre derniers, à la rencontre des meilleurs artistes de la scène internationale du street art. Créé en 2014 par Sarah Roopinia, une jeune chef d’entreprise du fenua (Tahiti Nouvelle Génération), Ono’u est devenu l’un des événements artistiques et culturels les plus importants dans la zone Pacifique, faisant de la Polynésie un rendez-vous annuel mondial pour le graffiti. Ainsi, dans un dossier daté de janvier 2017, le magazine Géo a publié des photos des fresques en écrivant : "… Depuis trois ans, l'élite mondiale des graffeurs vient pour Ono'u…" Il y a quelque temps, la chaîne de télévision française M6 a diffusé aussi un reportage sur le festival dans 66 minutes, un dimanche soir à heure de forte audience. Et même le Huffington Post à New York a consacré un article entier au festival et à son parcours de fresques murales.
Il faut dire que, chaque année, les organisateurs du festival à Tahiti conçoivent un programme artistique de choix invitant de véritables stars de l'art urbain qu'ils sélectionnent sur...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 366 en cliquant ICI


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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier