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Politique américaine : Trump great again ?

L’élection présidentielle inattendue de Donald J. Trump, en novembre 2016, a pris de court le monde entier, surtout ses nombreux détracteurs des médias et du monde politique qui l’avaient maintes fois tourné en ridicule. Il est vrai que lorsqu’il avait annoncé sa candidature, la plupart des médias se sont gaussés et beaucoup ne donnaient pas cher de sa peau pour gagner. Aujourd’hui, il règle ses comptes.



Ayant fait toutes mes études universitaires aux États-Unis (EU) en 1975, j’aimerais parler de cette élection que j’ai suivie depuis la déclaration de Trump pour se présenter à l’élection présidentielle, le 16 juin 2016, depuis son hôtel de New York. Certes, ce sujet est très controversé selon la sensibilité politique de chacun. Sans prétendre être un spécialiste en la matière, je pense que cette histoire politique inédite, déjà très riche en faits exceptionnels, mérite d’être contée différemment de la version “democrate-liberal” soutenue par les “mainstream media” anti-Trump (CNN, New York Times, NBC, MSNBC, Washington Post) et reprise principalement par la presse française. Une autre version, certes tendance “republican-conservative”, relayée principalement par la chaîne Fox News, devrait intéresser aussi les lecteurs de TPM.

Trump contre les médias

Ce qui fascine, chez Trump, c’est son excès de confiance en soi pour oser défier frontalement les “mainstream media” en les traitant ouvertement en public de “fake news” (information truquée) chaque fois qu’il juge l’information relayée biaisée contre lui. Cette stratégie suicidaire de vouloir s’attaquer à ce redoutable quatrième pouvoir aux EU lui coûtera très cher à la moindre erreur politico-judicaire. Richard Nixon en a fait les frais en 1974 avec l’affaire du Watergate, dont un des journalistes, Bob Woodward, vient d’écrire un livre intitulé FEAR qui critique sévèrement l’actuel président. Mais Trump, habitué à être traîné dans la boue et aux brimades des médias (voir YouTube “Trump can’t WIN!’’), s’en moque. Face aux médias anti-Trump qui veulent sa “mort politique” depuis qu’il s’est lancé, Trump, un combatif hors normes, ne courbe jamais l’échine devant ses détracteurs journalistes (tel Jim Acosta de CNN exclu le 07/11/2018 de la Maison Blanche) qui, forcément avec la complicité de leur direction l’attaquent systématiquement dans leurs émissions d’information. Depuis, la chaîne américaine a porté plainte contre l’administration Trump pour avoir retiré l’accréditation d’accès aux conférences de presse tenues à la Maison Blanche.

La neutralité “politique” des médias égratignée

Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, nous observons avec stupéfaction sa foire d’empoigne avec les “mainstream media” qu’il a qualifiés de “fake news”.
Nous savons tous qu’un même fait, associé au départ à une certaine “dénotation”, est souvent divulgué au grand public avec des “connotations” différentes selon le positionnement idéologique de la source d’information.
Par exemple, Trump a qualifié les “fake news” media d’ennemi du peuple. Les mainstream media anti-Trump ont relayé l’information en disant que Trump a déclaré que “les médias (sous-entendu tous) étaient l’ennemi du peuple”.
Pour ce qui est du critère de positionnement idéologique de l’audience, ci-dessous un tableau de Pew Research Center qui place chaque média américain sur l’échiquier politique  selon une graduation basée sur l’idéologie de leur audience respective : gauche (-10), centre (0) ou droite (+10).
La plupart des mainstream médias anti-Trump taxés de fake news media par Trump (principalement CNN, New York Times, NBC, MSNBC, Washington Post) ont une audience positionnée plutôt à gauche et par déduction, partagent donc les mêmes valeurs politiques que les démocrates. Le Wall Street Journal toujours classé à gauche se démarque en ayant une audience qui se rapproche un peu plus de la neutralité (0).
On n’est donc pas surpris de voir des rapports aussi tendus, vu ce positionnement plutôt à gauche des mainstream media qui n’ont jamais eu un président qui ose défier ce redoutable quatrième pouvoir. Rappelons que Trump est avant tout un entrepreneur dont l’excès de confiance en soi et l’orgueil sans scrupule expliqueraient sa réussite dans les affaires. Du jamais-vu à la présidence des EU et que du bonheur caché pour les démagogues hypocrites qui s’efforcent de respecter le “politiquement correct”.
Concernant le critère de la crédibilité de l’information, ci-après un graphe montrant pour 2018 les chaînes de TV aux EU les plus crédibles, selon une étude de Brand Keys. Curieusement, c’est une TV britannique (BBC) qui donne une leçon de moralité aux grandes chaînes américaines. Trump sans surprise est dans les choux ; ce qui ne l’a pas empêché de contredire à nouveau les mainstream media qui annonçaient tambour battant pour ces midterms la fameuse “vague bleue”… qui a fait pschitt !
Ci-dessous, une autre étude (premier trimestre 2018), de Adweek-TVNewser, qui classe selon le taux d’audience en prime time de 20 heures à 23 heures. Elle montre que Fox News Channel continue d’avoir une meilleure audience que CNN (rating of most-watched), pourtant bien connu dans le monde pour l’information en 24h/24h :
Fox News Channel (qui soutient Trump)
MSNBC
ESPN
Home and Garden TV
TBS Network
USA Network
Turner Network Television
History
Investigation Discovery
Discovery Channel
CNN (qui combat Trump)

Une campagne qui s’égare dans le “caniveau”

Michelle Obama conseillait à Hillary Clinton qui menait une dure campagne contre Trump : “When they go low, you go high”. Il est de notoriété publique que pour “abattre” un opposant politique trop dérangeant des méthodes de “caniveau” sont souvent utilisées. Barack Obama a été la cible d’une “série d’allégations et de rumeurs l’accusant de ne pas être né sur le territoire des États-Unis, et donc d’être inéligible à la fonction de président des États-Unis tel que le requiert l’article II de la Constitution américaine”. Les partisans de ces théories sont surnommés les "birthers" dans les médias anglo-saxons (source Wikipedia, “Théories sur la citoyenneté de Barack Obama”, accédé le 06/11/2018).
Déjà à l’époque, ses adversaires démocrates avaient commencé cette campagne de dénigrement : en 2004, par Andy Martin, et en 2007-2008, par les partisans de Hillary Clinton, durant les primaires démocrates face à Obama (certains médias anti-Trump le contestent). Lorsqu’il s’est lancé dans la présidentielle, Trump, à son tour animé d’arrière-pensées, s’est engouffré dans ce “caniveau” pour ensuite blâmer Hillary pour cette théorie du complot. Dans son livre Becoming, Michelle Obama ne pardonnera jamais à Trump ce “birther” et d’avoir mis en danger sa famille. On comprend sa colère en tant que mère de famille mais, en politique, ce genre de “coups bas” n’étonne plus personne.

L’homme politique à abattre

Depuis l’élection de Trump, ses farouches opposants essayent à tout prix de l’abattre politiquement. Ils continueront à le taxer avec véhémence de “sexiste” et de raciste, sachant que 59 % des femmes blanches diplômées d’université ont voté démocrates, lors de ces midterms. En revanche, Trump attaquera certainement les démocrates qui prônent :
• Plus d’ouverture des frontières aux immigrants en étant contre la construction du mur le long de la frontière avec le Mexique ;
• La suppression de l’ICE, créée pour unifier certaines fonctions de plusieurs agences historiques : douanes, police des frontières, etc. C’est un élément important de la Joint Terrorism Task Force ;
• Plus de pression fiscale pour financer leur politique sociale ;

Des livres très critiques à l’égard de Trump ont essayé, sans succès, de déstabiliser sa présidence :
• Le Feu et la fureur, de Michael Wolff qui doute de la capacité de Trump à gouverner le pays.
• Mensonges et vérités, de James Comey ex-patron du FBI limogé avec perte et fracas par Trump, qui s’expose au risque d’obstruction à la justice (principe sacré de la séparation de pouvoir).
• Peur à la Maison Blanche, de Bob Woodward, journaliste redouté pour avoir initié l’affaire du Watergate.
• Full Disclosure, de Stephanie Gregory Clifford, alias Stormy Daniels, une actrice pornographique qui a déclaré dans les médias avoir eu des relations sexuelles consenties avec Trump.

Par ailleurs, le démocrate Adam Shiff rêve de pouvoir détenir des photos ou vidéos de Trump nu dans un lit avec une prostituée en Russie. C’est de bonne guerre, tous les coups bas sont permis dans cette lutte de pouvoir, sans merci. Donc oui, Trump est un personnage qui dérange à ce poste de président de la plus grande puissance mondiale. Il savait exactement ce qui l’attendait lorsqu’il s’est lancé dans la politique. Il a subi tellement de scandales à répétition, qu’il est difficile d’ébranler sa base électorale, émanant principalement des zones rurales (en rouge) sous-peuplées comparées aux zones urbaines (en bleu) plus peuplées d’électeurs acquis aux démocrates (voir cartes pages 13 et 15).

Les midterms en toile de fond de la présidentielle de 2020

Un bref rappel des résultats des midterms 2018 : les démocrates (bleu) ont gagné la Chambre des représentants et les Républicains (rouge) le Sénat. Nous n’allons pas commenter ces résultats. Ils sont largement diffusés et relatés dans la presse internationale.
En revanche, nous allons nous focaliser sur le sérieux problème du Collège électoral qui ne garantit pas forcément à celui qui a recueilli le plus de voix du vote populaire, de gagner l’élection présidentielle.
Le Congrès américain est constitué de deux chambres :
• La chambre basse ou "Chambre des représentants" est composée de 435 élus à répartir entre tous les 50 États Ce chiffre de 435 au taquet depuis 1963 est basé sur le recensement de 1960. Ce qui donne pour la population actuelle des EU de 327 millions, un ratio moyen de 1 représentant pour 751 799 habitants (327 millions/435).
• La chambre haute ou Sénat est composé de 100 sénateurs calculés sur la base de 2 élus par état (50 États x 2 = 100), peu importe la taille de la population en question de l’état.
Ci-dessous, une carte issue des midterms de 2018 montrant un premier aperçu du poids politique respectif dans la Chambre des représentants : les zones en rouge moins peuplées gagnées par les républicains et en bleu plus peuplés gagnées par les démocrates. Les zones en rouge dégradé et en bleu dégradé montrent la sensibilité politique respective du rapport de force entre ces deux parties. Observons bien qu’il y a une prédominance de la couleur rouge. Malgré cela, les démocrates ont remporté la Chambre des représentants, puisque leurs régions gagnées en bleu représentent plus de population et donc plus d’électeurs.
À noter que cette même carte ci-dessous, mais pour le Sénat, n’est pas du tout pertinente pour l’élection du président : c’est justement le “vice inhérent” au système de l’élection du président.


Le système du “Collège électoral” qui exaspère

Normalement dans une démocratie, celui qui obtient le plus de voix est celui qui gagne l’élection. Or, ce n’est pas le cas pour l’élection du président des EU qui est élu au suffrage indirect à un tour par un collège électoral “ad hoc”. Attention, ce collège électoral est uniquement une méthode pour élire le président. Les pères fondateurs de la première constitution écrite au monde (1787) qui ont mis en place la “séparation des pouvoirs” (les trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire), avaient deux craintes principales pour l’élection du président :
• Le risque d’un retour à la monarchie avec le peuple qui ne serait pas assez averti en élisant un candidat présidentiel trop démagogique, voire monarchique. Les “insurgés” qui ont chassé la monarchie coloniale britannique avaient trop peur de perdre leur liberté si chèrement gagnée.
• Le risque d’un Congrès (actuellement les 538 élus de la Chambre des représentants et du Sénat, plus les trois du district fédéral de Columbia) trop conciliant avec le président. Il fallait donc éviter que le Congrès élise le président pour s’assurer d’une réelle indépendance entre ces deux pouvoirs.
Donc, a été instauré pour uniquement élire le président, un Collège électoral “ad hoc” censé être composé de “sages et de personnes expérimentées totalement indépendants dans leur jugement” appelés “Grands électeurs”, pris en dehors du Congrès. Chaque État choisit à sa manière ses grands électeurs selon leur nombre d’élus au Congrès. L’élection du président requiert une majorité de 270 votes à obtenir. Malheureusement, ce système du Collège électoral n’a pas prévu la montée en puissance des partis politiques. Voici les cinq candidats qui ont gagné auparavant la présidence, alors qu’ils n’avaient pas recueilli le plus de vote populaire :
• 1824 : John Quincy Adams
• 1876 : Rutherford B. Hayes
• 1888 : Benjamin Harrison
• 2000 : Georges W. Bush
• 2016 : Donald Trump, devancé de près de 3 millions de voix par Hillary Clinton

Ci-contre, un graphique montrant les gagnants en rouge (élus par le Collège électoral) qui ont obtenu moins de voix que le vote populaire en bleu. Cette anomalie a exacerbé ce sentiment d’injustice lors des élections de 1876 où le perdant (bleu) avait obtenu malgré tout plus de 50 % des voix du vote populaire !

La carte ci-dessous montre la répartition politique par État des grands électeurs (en rouge) qui ont élu Trump à la présidence, le 19 décembre 2016, lors du vote du collège électoral (304 contre 227).
En combinant cette carte ci-dessous avec la répartition démographique par état, on comprend vite le “nœud du problème”. Il y a d’énormes écarts (“outliers” en statistiques) de représentativité entre les sénateurs. Par exemple, un sénateur de la Californie pèse pour une population de 19 888 415 contre 286 860 pour son homologue de Wyoming ; soit un rapport de 69 fois plus ! Et tous les 102 grands électeurs pèse chacun pour une voix, lors de l’élection du président. Ce système de vote du Collège électoral (qui permet à celui qui recueille le plus de voix du vote populaire de perdre) va continuer à exaspérer le système électoral des EU.

Les grandes thématiques sociétales qui animent le débat politique aux EU
1. Le port d’armes, un droit constitutionnel donné par le 2e Amendement. Trump étant favorable à ce droit, est systématiquement accusé par ses adversaires démocrates de contribuer directement à la violence causée par les armes à feu ; comme si ces tueries s’étaient intensifiées depuis l’élection de Trump.
2. Le droit à l’avortement donné par la Cour suprême dans l’affaire Roe Vs Made en 1973. Trump étant “pro-life” est donc accusé par les démocrates de vouloir indirectement renverser cette jurisprudence via l’élection à la Cour Suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, traîné dans la boue par les démocrates.
3. Le mariage gay
4. La couverture médicale : healthcare ; Obamacare Affordable Act
5. L’environnement et le réchauffement climatique
6. Le gendarme de la planète : Pax Americana (latinisation du terme linguistique contemporain "Paix américaine", pour faire analogisme avec Pax Romana et Pax Britannica) est le terme associé au concept historique contemporain soutenant qu’une longue période de paix relative a débuté vers le milieu du XXe siècle et qu’elle résulterait à l’échelle globale du pouvoir prépondérant exercé par les États-Unis d’Amérique.
7. L’immigration illégale, que l’on a toujours estimée à 11 millions (un sujet qui fâche dans le débat public), est maintenant rehaussée à 22 millions, selon une étude de Yale et MIT ; soit 6,7 % = 22M/327M ; dans le même ordre d’idées, imaginez un seul instant 4,5 millions (6,7 % x 67 M) d’étrangers en situation irrégulière en France, au lieu des 300 000 estimés à partir de l’Aide médicale d’État (Ame); soit
15 fois plus !

Conclusion

Certes, Trump a un genou à terre en lendemain des midterms de novembre 2018, mais il faut reconnaître aussi que la “vague bleue” anticipée par les médias et démocrates n’est pas arrivée. D’ailleurs, Trump s’en est nettement mieux sorti qu’Obama, qui était battu à plate couture lors des midterms de 2014.
Après tout, ce qui importe au milieu de toute cette cacophonie médiatique, c’est le bilan économique à mi-mandat de Trump :
• Une croissance insolente du PIB à +4,1 % au 2e trimestre 2018 ;
• Un taux record très bas du chômage des Noirs américains de 5,9 % : 976 000 emplois créés depuis ;
• Un niveau de pauvreté record très bas.

L’Amérique, avec ses excès que l’on peut critiquer, a souvent servi de référence pour être un exemple à suivre, ou à ne pas suivre…

Vendredi 30 Novembre 2018 - écrit par Gilbert Wane


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Opposition constructive

Le dictionnaire des synonymes vient de s’enrichir d’une nouvelle formule ! Le retournement de veste politique peut désormais être remplacé par de l’opposition constructive.
L’on doit cette nouveauté linguistique à Angelo Frebault, élu en mai dernier lors des élections territoriales sur la liste Tahoera’a, dont il fut exclu en septembre pour ne pas avoir suivi les consignes du parti lors du vote de la réforme des retraites, et qui vient de rejoindre les rangs du Tapura.
L’ancien secrétaire général de la CSTP-FO ne sera donc pas resté bien longtemps seul sur les bancs de l’assemblée puisqu’il a rejoint le parti au pouvoir. La question finalement n’est pas de savoir qui a approché l’autre, mais pourquoi le Tapura, avec sa très forte majorité, a recueilli celui que Gaston Flosse n’avait pas hésité à qualifier de "pomme pourrie" au moment de son éviction du Tahoera’a.
Le gouvernement a les mains libres pour faire passer tous ses textes à l’assemblée avec ses 39 voix, une 40e ne lui est donc pas d’une grande utilité. En seconde lecture, on peut croire qu’Édouard Fritch a fait sienne la devise du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola : "Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis."
En effet, les difficultés rencontrées par le gouvernement actuel en début d’année lors des annonces concernant la réforme du régime des retraites peuvent lui faire craindre d’autres mouvements d’ampleur de la rue à l’occasion des réformes à venir sur la Protection Sociale Généralisée, ou encore de la réforme du code du travail. Avoir en son sein l’un de ses anciens plus farouches opposants comme il l’a déjà fait avec un certain Pierre Frebault, ancien ministre de l’Économie d’Oscar Temaru, aujourd’hui directeur de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass) – chargée de piloter la politique de la santé et de la protection sociale en Polynésie – est un atout, doit-on penser. Reste à mesurer le réseau d’influence d’Angelo Frebault, renié par une grande partie du monde syndical lors de sa présence sur les listes électorales orange.
Le revers de la médaille est le risque d’apporter un peu plus de discrédit à notre classe politique, dont la cote de popularité est déjà très basse. Et les récentes gardes à vue qu’ont connues Oscar Temaru et Gaston Flosse, pour des raisons très différentes certes, ne viennent pas en redorer l’image.
Le Tapura a pris un risque, persuadé que le résultat des dernières élections le légitime en tout. En métropole, on voit comment le pouvoir s’use vite, des instituts de sondage prenne régulièrement la température ; on peut regretter qu’ici il n’y a pas de sonnette d’alarme.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier