Menu

Polynésiens en Nouvelle-Calédonie : Taratoni, à l'heure du référendum


Jeudi 28 Juin 2018 - écrit par Julien Sartre


Pour quelques années seulement ou pour toujours, depuis quelques semaines ou de nombreuses décennies, plusieurs milliers de personnes originaires du fenua ont fait le choix de la Nouvelle-Calédonie. Ils sont devenus un peu "taratoni", un peu calédoniens. Paradoxe : ils se sentent mis à l'écart dans cet autre archipel français du Pacifique, au moment où approche le référendum sur l'indépendance. Reportage.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Le quartier populaire de la Vallée du Tir, à Nouméa, s'étend tout en hauteur sur une des collines qui bordent la baie, juste en face du port Moselle et de l'usine de nickel. Tout en bas du quartier, non loin de la voie rapide qui dessert la capitale de la Nouvelle-Calédonie, on trouve une église catholique vietnamienne. Deux rues plus haut, une autre communauté a son lieu de culte identifié, il s'agit de l'église et du foyer de Wallis-et-Futuna. Et enfin, au sommet de la colline – toute proche de la forêt qui entoure la ville – se dresse l'Église protestante mā'ohi.
Elle forme l'épicentre de la vie en communauté pour les Polynésiens qui vivent sur "le Caillou" – c'est de cette façon que les habitants de la Grande-Terre surnomment affectueusement leur île. Cette paroisse est d'ailleurs la plus importante de l'arrondissement de Nouvelle-Calédonie, le huitième, le seul qui ne soit pas situé dans l'archipel de Polynésie française...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 384 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 13 Juillet 2018 - 13:54 Les parlementaires de la Nouvelle-Calédonie


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier