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Polynésiens en Nouvelle-Calédonie : Taratoni, à l'heure du référendum


Jeudi 28 Juin 2018 - écrit par Julien Sartre


Pour quelques années seulement ou pour toujours, depuis quelques semaines ou de nombreuses décennies, plusieurs milliers de personnes originaires du fenua ont fait le choix de la Nouvelle-Calédonie. Ils sont devenus un peu "taratoni", un peu calédoniens. Paradoxe : ils se sentent mis à l'écart dans cet autre archipel français du Pacifique, au moment où approche le référendum sur l'indépendance. Reportage.



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Le quartier populaire de la Vallée du Tir, à Nouméa, s'étend tout en hauteur sur une des collines qui bordent la baie, juste en face du port Moselle et de l'usine de nickel. Tout en bas du quartier, non loin de la voie rapide qui dessert la capitale de la Nouvelle-Calédonie, on trouve une église catholique vietnamienne. Deux rues plus haut, une autre communauté a son lieu de culte identifié, il s'agit de l'église et du foyer de Wallis-et-Futuna. Et enfin, au sommet de la colline – toute proche de la forêt qui entoure la ville – se dresse l'Église protestante mā'ohi.
Elle forme l'épicentre de la vie en communauté pour les Polynésiens qui vivent sur "le Caillou" – c'est de cette façon que les habitants de la Grande-Terre surnomment affectueusement leur île. Cette paroisse est d'ailleurs la plus importante de l'arrondissement de Nouvelle-Calédonie, le huitième, le seul qui ne soit pas situé dans l'archipel de Polynésie française...

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier