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Quel avenir pour la plaisance en Polynésie ?


Vendredi 13 Décembre 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Alors que le Pays a demandé aux voiliers situés dans la baie d’Outumaoro, à Faa’a, de quitter les lieux d’ici le mois de mars prochain, l’Association des voiliers en Polynésie s’inquiète du manque d’infrastructures adaptées à cette activité croissante, ainsi que de l’évolution très restrictive des conditions de séjour des plaisanciers au fenua. De son côté, la Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) assure que "le Pays travaille à élaborer des solutions".



Crédit photo : Dominique Schmitt
Crédit photo : Dominique Schmitt
Après l’annonce par le gouvernement de sa volonté de faire déménager les voiliers mouillés dans la baie d’Outumaoro, une problématique de taille fait surface : les infrastructures pour accueillir les plaisanciers en Polynésie ne sont pas assez nombreuses. L’Association des voiliers en Polynésie (AVP) s’interroge sur les solutions envisagées par le Pays, d’autant que la réglementation en vigueur semble opaque. La communauté des gens de la mer navigue ainsi en eaux troubles et ne supporte plus d’être stigmatisée par la population vivant "à terre". Accusée souvent à tort de pollution, elle s’est toujours engagée dans le respect de l’environnement et a même créé localement une charte de bonne conduite. D’ailleurs, faut-il préciser que les déchets organiques des plaisanciers concentrés sur la côte Ouest (Faa’a et Punaauia) sont moins néfastes pour la faune et la flore que les rejets des 60 000 personnes qui y résident ? En outre, la plupart des bateaux sont désormais équipés de cuves de récupération pour les "eaux noires" (eaux de toilette et W.-C.) et qu’il suffit, dans le cas contraire, de sanctionner les récalcitrants et de leur imposer l’installation du système...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT