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Questions autour de la célèbre mutinerie de la Bounty


Vendredi 26 Janvier 2018 - écrit par Ghislain Houzel


La célèbre mutinerie de la Bounty, grande page de l’histoire de la Polynésie, continue de susciter de nombreuses interrogations. En effet, la vérité historique sur cette incroyable aventure de la mer, qui est une des plus grandes de toute l’histoire maritime, a depuis trop longtemps, hélas, été souvent déformée par ce qu’il convient d’appeler l’effet Hollywood. Voici quelques vérités qu’il fallait rétablir.



crédit photo : DR
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Il faut tout d’abord rappeler que William Bligh et Fletcher Christian, les deux principaux protagonistes, étaient de grands amis quand, fin décembre 1788, la Bounty quitta l’Angleterre pour se diriger vers le cap Horn et Tahiti. Cette amitié était sincère. Les deux hommes avaient fait connaissance lors d’une précédente mission aux Antilles. Bligh avait alors été frappé par la vive intelligence et les qualités de marin de son jeune subordonné. Il s’était appliqué à le conseiller et à le promouvoir. Il l’avait même reçu chez lui et lui avait présenté sa femme et ses enfants.
Bligh, qui avait eu l’autorisation de choisir lui-même l’équipage de la Bounty, engagea donc Christian en qui il avait toute confiance. Pour ce choix, il avait aussi reçu l’approbation totale du célèbre botaniste Joseph Banks qui, depuis le début, suivait de près la préparation de cette longue expédition vers le Pacifique Sud.

Pourquoi cette amitié s’est-elle progressivement dégradée ?

Il faut préalablement rappeler que l’expédition débuta avec trois handicaps :
- Absence, à bord, de gardes marines chargés de veiller sur la sécurité du commandant. Quand un navire de la Marine royale partait pour une destination lointaine, des gardes marines embarquaient avec l’équipage. Pour la Bounty, ce ne fut pas le cas : le navire était trop petit pour recevoir du personnel supplémentaire…


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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier