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Réchauffement climatique : jusqu’à 80 % des poissons des îles du Pacifique menacés


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par La Rédaction@8e_etage




Crédit photo : La Rédaction@8e_etage
Crédit photo : La Rédaction@8e_etage
Selon les résultats d’une nouvelle étude conduite par une équipe de chercheurs du programme Nereus (fondation Nippon), la région de l’océan Pacifique dans laquelle se situent les nations du Pacifique de la Micronésie, de la Polynésie et de l’archipel fidjien risque de voir disparaître jusqu’à 80 % de ses poissons d’ici la fin du XXIe siècle. Une fois de plus, c’est le réchauffement de la planète qui est pointé du doigt.
"Plus chaudes, moins oxygénées, plus acides et produisant une moindre quantité du plancton qui forme la base des réseaux alimentaires marins." C’est ainsi que Rebecca Asch, professeur adjointe à la East Carolina University, décrit le futur des eaux de la région de l’océan Pacifique.
Les auteurs de l’étude préviennent que la disparition d’un si grand nombre d’espèces pourrait également avoir de lourdes conséquences pour les populations des îles du Pacifique, isolées au milieu de l’océan. Pour cause, leur sécurité
alimentaire, mais aussi l’essentiel de leur économie, continuent de nos jours à dépendre étroitement de la pêche. Et ce alors que l’océan qui les entoure est d’ores et déjà le plus chaud au monde.
Les chercheurs soulignent enfin que le changement n’est pas encore inévitable. Cependant, pour espérer l’empêcher, il faudrait des "actions immédiates de tous les pays afin de matérialiser leur engagement à limiter les émissions de gaz à effet de serre", précise William Cheung, coauteur de l’étude et directeur de la recherche scientifique du programme Nereus.
Source : La Rédaction@8e_etage


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Des chaises vides aux Assises

Depuis quelques semaines, la population polynésienne est invitée à s’exprimer lors des Assises des Outre-mer. Le gouvernement central a délégué un référent qui tente de recueillir les attentes des populations, qu’elles soient à Tahiti, à Moorea ou aux Australes, en attendant d’autres archipels. Après la loi sur l'Égalité réelle des Outre-mer, l’État fait un pas de plus vers ses petits bouts de France qui participent, sous diverses formes, à sa grandeur. La première phase de cette consultation, entamée début octobre, s’est terminée la semaine dernière et force est de constater qu’elle n’a pas recueilli un franc succès. Un manque de communication ? Un désintérêt de la population sur des questions pourtant centrales ? Une méfiance envers l’État et des interlocuteurs inconnus ? Un fiu de tout ce qui touche au politique ? Certainement un mixte de ces suggestions.
Pour ceux qui ont pris la peine de se déplacer ou de faire part de leurs desiderata via un site Internet dédié (www.assisesdesoutremer.fr. ), soit environ 1 000 personnes, les thèmes abordés ont tourné autour de la santé, de la sécurité et de l’éducation, nous apprend un communiqué du haut-commissariat. Et si Jacques Wadrawane, le référent des Assises des Outre-mer pour les collectivités françaises du Pacifique, s’est dit satisfait du déroulé de cette première phase en affirmant que "les participants ont fait part de problèmes concrets, de comment améliorer les conditions de vie au quotidien", il n’a pas manqué de noter que la population avait du mal à faire le distinguo entre les compétences de l’État et celles du Pays. Et l’on reparle de manque de culture politique des Polynésiens, que nos politologues ne manquent pas de rappeler avant chaque élection, entretenu par beaucoup, et qui empêche ce peuple de penser par lui-même, de s’élever.
Si ce manque de culture politique, surtout envers celle menée depuis Paris, peut être reproché aux Polynésiens, il est juste de rappeler que les élus de l’Hexagone se montrent tout aussi incultes envers les Outre-mer. C’est pourquoi la ministre de tutelle, Annick Girardin, essaye d’insuffler un "réflexe d’outre-mer" dans les décisions de ses collègues du gouvernement.
Quant au résultat de ces Assises, "les priorités vont maintenant être déterminées, sur la base de cette première consultation. Des projets seront ensuite soumis à l’avis de la population, de mi-janvier à fin février. Puis, les propositions feront l’objet d’un Livre Bleu. Jacques Wadrawane assure que ces idées déboucheront sur des réalisations concrètes, contrairement à ce qu’on a vu dans le passé, avec les États généraux de l’Outre-mer en 2009, notamment", peut-on lire en fin de communiqué. Il manque de préciser que, pour le moment, il n’y a pas de budget réservé aux décisions qui sortiront des Assises qui, elles-mêmes, n’ont bénéficié que d’un budget très limité (72 millions de Fcfp) pour l’ensemble des territoires et collectivités.
Un recueil de doléances, mais par d’argent pour les appliquer, du moins dans un proche avenir. On verra bien si ce sont les chaises vides qui avaient raison.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier